
Israël a annoncé vendredi matin avoir lancé une nouvelle offensive au sol à Gaza-ville, moins de 48 heures après que le Premier ministre Benjamin Netanyahou a promis d'accentuer la pression militaire sur le Hamas jusqu'à obtenir la libération des otages encore retenus dans la bande de Gaza.
"Au cours des dernières heures, les [forces israéliennes] ont commencé à mener des activités terrestres dans la région de Choujaïya [quartier est de Gaza-ville], afin d'étendre la zone de sécurité", indique un communiqué militaire en référence à la zone tampon que l'armée a établie à l'intérieur de la bande de Gaza, le long de la frontière avec Israël et l'Égypte.
"Dans le cadre de cette opération, les soldats ont éliminé de nombreux terroristes et démantelé des infrastructures terroristes du Hamas, notamment un centre de commandement et de contrôle", ajoute le texte sans plus de détails.
Les soldats "autorisent l'évacuation des civils de la zone de combat par des voies organisées pour leur sécurité", assure l'armée sans autre précision.
Après deux mois de trêve, Israël a repris le 18 mars son offensive à Gaza, affirmant que la pression militaire était le seul moyen de forcer le mouvement islamiste palestinien Hamas à rendre la soixantaine d'otages, morts ou vivants, qu'il détient encore.
"Nous morcelons la bande de Gaza et nous augmentons la pression pas à pas, afin qu'ils nous rendent nos otages", a déclaré M. Netanyahou mercredi.
La Défense civile palestinienne a annoncé vendredi que les bombardements et opérations militaires d'Israël sur la bande de Gaza avaient fait au moins 30 nouveaux morts "depuis l'aube".
"Trente morts dans la bande de Gaza depuis l'aube jusqu'à maintenant, et ce n'est pas un bilan définitif", a indiqué la Défense civile sans plus de détails dans un communiqué transmis à l'AFP. Une source médicale à l'hôpital Nasser de Khan Younès a fait état pour sa part de 25 morts dans une frappe sur une habitation de cette ville du sud de la bande de Gaza.
Avec AFP
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