L’envoyée spéciale adjointe du président américain pour le Moyen-Orient, Morgan Ortagus, a eu des entretiens, samedi à Beyrouth, avec le président Joseph Aoun, le Premier ministre, Nawaf Salam, le président de la Chambre, Nabih Berry, et le chef des Forces libanaises, Samir Geagea.
Journée chargée pour Morgan Ortagus, l’envoyée spéciale adjointe du président américain pour le Moyen-Orient, qui a eu trois entretiens successifs, samedi matin, avec le chef de l’État, Joseph Aoun, le Premier ministre, Nawaf Salam, le président de la Chambre, Nabih Berry, le commandant en chef de l’armée, le général Rodolphe Haykal, et le chef des Forces libanaises, Samir Geagea.
Arrivée vendredi dans la capitale libanaise, Mme Ortagus a entamé sa tournée par un entretien avec le président Joseph Aoun, au palais de Baabda. Celui-ci a duré une heure et demie. Accompagnée de l’ambassadrice des États-Unis, Lisa Johnson et d’une délégation de l’ambassade, Mme Ortagus a quitté le palais présidentiel sans faire de déclaration à la presse.
Selon des sources de Baabda, les discussions entre le président Joseph Aoun et l’envoyée américaine étaient “positives, franches et directes”.
Les pourparlers, a-t-on précisé de mêmes sources, ont porté sur la situation le long de la frontière avec la Syrie, ainsi qu’au Liban-Sud où l’accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël est violé des deux côtés de la frontière.
Les réformes structurelles que Beyrouth est appelé à réaliser ont été également au menu de l’entretien, au cours duquel Joseph Aoun a réaffirmé l’engagement de l’État à mettre en œuvre les dispositions de l’accord de cessez-le-feu et à appliquer les résolutions internationales, notamment en ce qui concerne les armes illégales.
Dans ce contexte, le président a assuré que l'armée libanaise accomplissait toutes ses missions et coordonnait avec le comité international de surveillance du cessez-le-feu, a-t-on indiqué de mêmes sources.
Quant à l’envoyée américaine, elle a réaffirmé le soutien continu des États-Unis au Liban.
Mme Ortagus s’est ensuite rendue auprès de M. Salam pour un entretien de près d’une heure, au terme duquel elle n’a pas plus fait de déclaration à la presse. Comma à Baabda, la situation aux frontières libanaises, nord et est, avec la Syrie, et sud, avec Israël, a été passée en revue, tout comme l’application de l’accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël et les réformes que le Liban est appelé à réaliser.
M. Salam a ainsi évoqué la présence israélienne dans cinq points au Liban, appelant à un retrait total de ces troupes et réaffirmant l’engagement du Liban en faveur de la mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU. Il lui a exposé les mesures qui ont déjà été prises à ce niveau. Mme Ortagus s’est félicitée des mesures de contrôle qui sont prises à l’aéroport de Beyrouth pour empêcher notamment que des fonds et des armes soient acheminés vers le Hezbollah.
Pour ce qui est des réformes exigées du Liban par la communauté internationale, M. Salam a insisté sur l’attachement du pays à les mener, ainsi que la conclusion d’un accord avec le FMI.
Morgan Ortagus qui doit rencontre plusieurs responsables libanais durant son séjour à Beyrouth, devrait discuter plus en profondeur des réformes économiques et financières avec le gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souhaid.
Après son entretien avec M. Salam, l’émissaire américaine a été reçue par Nabih Berry à Aïn el-Tiné, où les journalistes n’ont pas cependant été autorisés à entrer. L’entretien a duré également plus d’une heure.
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