Syrie: Ahmad el-Chareh à Alep un an après la chute de la deuxième ville
Le président syrien Ahmad el-Chareh prononce un discours devant la porte de la citadelle d’Alep lors des célébrations marquant un an depuis l’entrée de l’alliance islamiste qu’il dirige dans la grande ville du nord, rapidement tombée sous son contrôle, le 29 novembre 2025. ©Bark Alkasem / AFP

Le président Ahmad el-Chareh s’est rendu samedi à Alep, dans le nord de la Syrie, alors que le pays marque un an depuis l’offensive éclair menée par des islamistes qui a finalement renversé le dirigeant de longue date Bachar al-Assad en décembre dernier.

L’alliance islamiste dirigée par El-Chareh était entrée à Alep le 29 novembre de l’année passée, prenant rapidement le contrôle de la deuxième ville du pays.

«Alep a renaît, et avec elle, toute la Syrie. En ces instants, une nouvelle histoire de la Syrie s’écrivait, à travers Alep et sa fière citadelle», a déclaré El-Chareh samedi devant plusieurs centaines de personnes rassemblées près du célèbre monument de la ville.

Peu après, il est apparu au sommet de la tour de la citadelle, près d’un immense drapeau syrien.

Alep avait été l’un des premiers foyers des manifestations anti-Assad en 2011, qui avaient dégénéré en guerre civile.

Pendant quatre ans, la ville fut divisée entre un secteur loyaliste à l’ouest, où vivait la majorité de la population, et une zone rebelle réduite à l’est.

Le gouvernement Assad a été accusé de larguer des barils d’explosifs depuis des hélicoptères et autres appareils sur les zones rebelles, tandis que les insurgés tiraient des roquettes sur les quartiers tenus par le régime.

La Russie, alliée d’Assad, était intervenue en septembre 2015, aidant les forces gouvernementales à assiéger la zone rebelle en coupant sa dernière route d’approvisionnement.

Les forces d’Assad avaient repris entièrement la ville le 22 décembre 2016, lorsque le dernier convoi de rebelles et de civils avait quitté l’est d’Alep.

Les forces islamistes d'El-Chareh avaient lancé leur offensive fulgurante le 27 novembre de l’an dernier.

Elles ont ensuite pris Damas le 8 décembre, renversant Assad et mettant fin à plus d’un demi-siècle de règne autoritaire de sa famille.

AFP

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