L’Iran suspend la production d’électricité dans un barrage majeur en raison de la sécheresse
L’entrée d’eau réduite du fleuve en amont du barrage Amir Kabir, le long de la rivière Karaj, est visible dans la chaîne de l’Alborz, au nord de l’Iran, le 1er juin 2025. Téhéran fait face à une pénurie d’eau en raison du faible niveau de précipitations l’an dernier et du début de l’été. ©Atta Kenare / AFP

Les autorités iraniennes ont interrompu samedi la production d’électricité dans l’un des plus grands barrages du pays en raison d’une forte baisse du niveau du réservoir, ont rapporté les médias d’État.

«En raison de la baisse du niveau du réservoir du barrage de Karkheh, les unités de sa centrale électrique ont été retirées du circuit de production», a déclaré Amir Mahmoudi, directeur du barrage et de sa centrale, cité par l’agence IRNA.

Il a ajouté que l’eau était désormais relâchée par les vannes inférieures afin de répondre aux besoins des habitants situés en aval.

Selon lui, le réservoir du barrage contient actuellement environ un milliard de mètres cubes d’eau, avec un niveau de 180 mètres, soit 40 mètres en dessous du seuil nécessaire à la production d’électricité.

Le barrage de Karkheh est l’un des plus grands barrages en terre au monde, et le plus important d’Iran et du Moyen-Orient, selon l’IRNA.

Construit sur la rivière Karkheh, il se situe à 22 km au nord-ouest d’Andimeshk, dans la province sud-ouest du Khouzestan.

Cette décision intervient alors que le pays connaît l’une des pires sécheresses enregistrées depuis six décennies.

Les médias iraniens ont rapporté ces dernières semaines que les précipitations avaient diminué d’environ 90 % cette année par rapport à la moyenne de long terme.

Les niveaux d’eau des réservoirs alimentant de nombreuses provinces ont atteint des records bas, poussant des habitants à organiser des prières pour la pluie dans plusieurs villes.

Les autorités iraniennes ont également lancé des opérations d’ensemencement des nuages pour provoquer des pluies et ont eu recours à des coupures d’eau périodiques pour gérer la consommation.

L’Iran, pays en grande partie aride, souffre depuis des années de sécheresses chroniques et de vagues de chaleur, phénomènes qui devraient s’aggraver avec le changement climatique.

AFP

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