Inde: les joyaux de Piprâwâ liés à Bouddha exposés pour la première fois depuis 127 ans
Cette photographie, prise et diffusée par le Bureau de l’information du gouvernement indien (PIB) le 3 janvier 2026, montre le Premier ministre indien Narendra Modi regardant une sculpture de Bouddha lors d’une exposition à New Delhi. ©INDIAN PRESS INFORMATION BUREAU (PIB) / AFP

Les joyaux de Piprâwâ, reliques anciennes liées à Bouddha, exposés en Inde pour la première fois depuis leur découverte: plus de 300 pierres précieuses et ornements, datant d’environ 200 ans avant J.-C. et découverts en 1898 dans un stupa du nord de l’Inde, ont été présentés samedi au public à New Delhi. Rapatriés en juillet après l’annulation de leur vente aux enchères à Hong Kong, ces trésors ont été rachetés par un conglomérat indien en partenariat avec le gouvernement, mettant fin à 127 ans d’exportation hors du pays.  

Les joyaux de Piprâwâ, des bijoux sacrés liés à Bouddha, ont été exposés samedi à New Delhi «pour la première fois» depuis leur découverte, a annoncé le ministère indien de la Culture.

«Cet événement historique marque la réunification des reliques précieuses de Piprâwâ du Seigneur Bouddha, rapatriées après 127 ans», a-t-il déclaré dans un communiqué.

Ces plus de 300 pierres précieuses et ornements, datant d'environ 200 ans avant J.-C., auraient été enterrés avec les reliques de Bouddha dans un stupa du nord de l'Inde.

Ils ont été exposées avec d'autres reliques «pour la première fois» depuis leur découverte en 1898 par l'archéologue britannique William Claxton Peppé, à Piprâwâ, dans l'Uttar Pradesh (nord).

Le Premier ministre indien, Narendra Modi, qui a inauguré l'exposition dans la capitale, a déclaré que c'était «un jour très spécial pour ceux qui sont passionnés par l'histoire, la culture et les idéaux» de Bouddha.

L'Inde a récupéré ces pierres précieuses en juillet, après avoir fait annuler en mai leur vente aux enchères par la maison Sotheby's à Hong Kong, avec mise à prix à plus de 1,2 million de dollars.

Des experts estiment qu'elles auraient pu être vendues dix fois plus cher.

Dans un article pour Sotheby's, un héritier de M. Peppé a soutenu que son ancêtre avait fait don de ses trouvailles au gouvernement indien et qu'il n'en avait conservé qu'une «petite partie», transmise ensuite à sa famille.

New Delhi avait exigé des excuses, et la révélation totale des documents sur leur origine.

Les pierres précieuses ont été rachetées par un conglomérat indien, Godrej Industries Group, en partenariat avec le gouvernement indien. Le montant de la transaction n'a pas été divulgué.

Avec AFP

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