Frontière israélo-jordanienne: début du déminage en vue d’un mur anti-trafic d’armes
Une photo prise le 24 septembre 2025 montre un poste de contrôle de l'armée israélienne sur la route menant au pont King Hussein (Allenby), principal point de passage frontalier entre la Cisjordanie occupée par Israël et la Jordanie. ©Zain Jaafar / AFP

Le ministère israélien de la Défense a déclaré mercredi avoir commencé à déminer la frontière avec la Jordanie, première étape de la construction d’une barrière physique censée empêcher le trafic d’armes.

«Au total, environ 500 mines antichars, posées dans la zone depuis la fin des années 1960, ont été détruites», a précisé le ministère dans un communiqué.

Des images des autorités israéliennes montrent des ouvriers déclenchant une explosion en chaîne de ces mines dans la vallée du Jourdain, le long d’une clôture frontalière déjà existante.

Dans un précédent communiqué, le ministère avait expliqué que la nouvelle barrière frontalière s’étendrait sur environ 500 kilomètres, depuis le sud des hauteurs du Golan annexées par Israël jusqu’à l’extrémité méridionale du pays.

La première phase des travaux se concentrera sur la vallée du Jourdain, y compris en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967.

En décembre dernier, le général Eran Ofir, responsable du projet, avait décrit le projet comme «une frontière intelligente», qui comprendra «à la fois une clôture physique et des systèmes de captation, des radars, des caméras et des systèmes de communications avancés».

Une barrière marque la frontière de la Cisjordanie avec Israël, dont des sections marquées par un mur de huit mètres de haut. Mais une simple clôture surmontée de capteurs est visible depuis la route 90, le long de la frontière avec la Jordanie.

Les premiers projets de barrière avaient été évoqués en novembre 2024, peu après l’investiture du nouveau ministre de la Défense, Israël Katz.

Ce dernier avait ensuite déclaré que l’approbation du projet datait de mai 2025, saluant «une étape stratégique cruciale face aux tentatives de l’Iran de transformer la frontière orientale en un nouveau front terroriste».

Israël accuse l’Iran de faire passer des armes en contrebande à travers la frontière jordanienne pour approvisionner des groupes palestiniens armés dans les camps de réfugiés de Cisjordanie.

Une vaste bande de terre forme une zone tampon, en principe interdite à toute forme d’accès, le long de la frontière israélo-jordanienne.

En décembre, un responsable sécuritaire israélien avait indiqué la réouverture de la principale voie de transit pour l’aide humanitaire à destination de Gaza en provenance de Jordanie.

Le point de passage d’Allenby avait été fermé par Israël aux camions d’aide humanitaire fin septembre après un attentat commis par un chauffeur de camion d’aide jordanien ayant coûté la vie à deux soldats israéliens du poste-frontière.

AFP

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