Donald Trump a relancé un vieux pilier de la politique étrangère américaine, en le rebaptisant à sa manière : « Ils l’appellent maintenant le document Donroe ».
Une formule provocatrice, presque légère, mais qui renvoie à une idée très concrète : les Amériques comme zone d’influence à protéger — et à contrôler.

À l’origine, la doctrine Monroe naît en 1823. Washington adresse alors un avertissement clair aux puissances européennes : le continent américain n’est plus ouvert à la colonisation. Toute ingérence y serait perçue comme une menace. En contrepartie, les États-Unis promettent de ne pas intervenir dans les affaires européennes.

Mais ce principe, initialement défensif, change progressivement de nature. En 1904, le président Theodore Roosevelt y ajoute son célèbre corollaire : les États-Unis s’arrogent le droit d’intervenir dans des pays jugés instables, au nom de la prévention, de l’ordre et de la stabilité.

Aujourd’hui, la référence ressurgit sous une forme beaucoup plus assumée. Une Stratégie de sécurité nationale publiée en novembre 2025 introduit explicitement un « corollaire Trump », présenté comme une restauration de la prééminence américaine dans l’hémisphère occidental.
Ses objectifs sont résolument contemporains : flux migratoires, cartels, routes maritimes stratégiques, et rivalité avec des pays comme la Chine, la Russie ou l’Iran.

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