Le Hamas accuse Washington de «couvrir» des frappes israéliennes
Un homme marche au milieu des décombres dans le camp de Bureij, dans le centre de la bande de Gaza, le 9 janvier 2026, à la suite des attaques israéliennes. ©EYAD BABA / AFP

Un responsable du Hamas a accusé vendredi les États‑Unis de «couvrir» l'armée israélienne, après des frappes la veille qui ont fait 13 morts malgré le cessez‑le‑feu en vigueur dans la bande de Gaza.

Selon un bilan de la Défense civile de Gaza, une organisation de premier secours opérant sous l'autorité du Hamas, 13 Palestiniens dont cinq enfants ont été tués jeudi au cours de frappes israéliennes dans le territoire palestinien.

Ces frappes, justifiées par des «prétextes fallacieux», «ne peuvent se produire sans couverture ou feu vert américain» a dénoncé sur Telegram Bassem Naïm, membre du bureau politique du mouvement islamiste palestinien.

Plus tard vendredi, l'armée israélienne a affirmé avoir conduit ces frappes sur la bande de Gaza «en réponse à un tir de projectile raté, lancé vers l'État d'Israël depuis la région de Gaza‑ville».

Elle a précisé avoir tué au moins sept «terroristes» membres du Hamas, dont certains préparaient selon elle une attaque «imminente» contre ses forces.

Bassem Naïm, qui n'a fait aucune référence à ces faits rapportés, a fustigé «l'insistance de Netanyahou à se soustraire à ses engagements et à encourager l'escalade, afin de saboter l'accord».

Selon lui, le Hamas a «respecté tout ce qui lui incombait dans l'accord» et se tient «prêt» pour sa seconde phase.

Israël exige le désarmement du Hamas, ainsi que le retour du corps de Ran Gvili, dernier otage israélien retenu à Gaza, avant d'entamer les discussions sur la deuxième phase de l'accord.

Des responsables du Hamas ont annoncé mercredi à l'AFP la reprise des recherches de sa dépouille, après une pause de deux semaines due selon eux aux mauvaises conditions météorologiques.

La trêve entre Israël et le Hamas, entamée le 10 octobre, demeure des plus précaires. Les incidents sont quotidiens, les deux camps s'accusant mutuellement d'en violer les termes, tandis que la situation humanitaire dans le territoire reste critique.

Un total de 439 Palestiniens ont été tués depuis cette date, selon le ministère de la Santé de la bande de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas. L'armée israélienne a pour sa part fait état de trois soldats tués.

Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d'accès sur le terrain, l'AFP n'est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les informations des protagonistes.
AFP

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