Netanyahou espère que l'Iran «sera bientôt délivré du joug de la tyrannie»
Cette capture d’écran, extraite d’une vidéo amateur (UGC) diffusée par l’AFP TV le 10 janvier 2026, montre un manifestant brandissant le drapeau iranien d’avant 1979 après avoir fait tomber le drapeau actuel, depuis le balcon de l’ambassade d’Iran dans le centre de Londres. ©AFP

Le Premier ministre israélien a déclaré dimanche espérer que l'Iran «serait bientôt délivré du joug de la tyrannie», condamnant ce qu'il qualifie de «massacres de masse contre des civils» alors que le pouvoir iranien fait face à une mobilisation d'ampleur.

«Lorsque ce jour viendra, Israël et l'Iran redeviendront des partenaires fidèles pour bâtir un avenir de prospérité et de paix pour les deux peuples», a ajouté Benjamin Netanyahou à l'ouverture du Conseil des ministres hebdomadaire.

«Le peuple d'Israël et le monde entier sont en admiration devant le courage immense des citoyens iraniens», a-til ajouté.

Les échanges de déclarations incendiaires entre les deux pays ont été quasiment quotidiens ces derniers jours.

Vendredi, la diplomatie iranienne avait accusé les États-Unis et Israël d'ingérence dans les manifestations. Et dimanche, le président du Parlement a prévenu que Téhéran viserait des sites de l'armée américaine et le transport maritime des États-Unis s'ils frappaient son territoire.

Il a ajouté que «les territoires occupés» seraient aussi «des cibles légitimes», en référence apparente à Israël que l'Iran ne reconnaît pas et considère comme un territoire palestinien occupé.

Dimanche matin, le ministre israélien des Affaires étrangères a estimé que le peuple iranien «(méritait) un avenir meilleur», dans une interview télévisée postée sur son X.

«Nous n'avons aucune hostilité envers le peuple iranien. Nous avons un énorme problème (...) avec le régime (...), premier exportateur de terrorisme et de radicalisme», a ajouté Gideon Saar.

Un haut responsable militaire israélien a pour sa part déclaré à l'AFP que l'armée serait «en mesure de répondre avec force si nécessaire» à une action iranienne.

«Les manifestations relèvent des affaires intérieures iraniennes», mais l'armée «améliore en permanence ses capacités et son niveau de préparation opérationnelle», a-t-il dit.

«L'heure est venue pour l'(Union européenne) de qualifier les Gardiens de la Révolution iranienne d'organisation terroriste», a par ailleurs écrit M. Saar, faisant référence à l'armée idéologique de la République islamique.

«L'importance de cette question est claire pour tous», a-t-il ajouté, après des discussions avec le ministre de l'Intérieur allemand Alexander Dobrindt, en visite en Israël.

L'Iran et Israël se sont affrontés en juin dans une guerre de 12 jours, déclenchée par une attaque sans précédent d'Israël contre des installations militaires et nucléaires sur le territoire iranien, ainsi que sur des zones habitées.

Les États-Unis y ont pris part brièvement pour frapper trois importants sites nucléaires iraniens.

Une ONG a fait état dimanche d'au moins 192 manifestants morts depuis le début fin décembre de la contestation en Iran, coupé du monde par une coupure nationale d'internet.

AFP

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