Réuni mardi pour examiner l’évolution de la situation financière générale, le Conseil des ministres a adopté une série de décisions visant à «améliorer la gestion des ressources publiques et à renforcer les recettes de l’État, sans recourir à une hausse des impôts». Le gouvernement a insisté sur la priorité donnée à «un investissement à caractère développemental et productif», tout en renforçant les mécanismes de collecte et de contrôle, notamment au niveau des taxes, des redevances et des douanes.
Parmi les décisions actées figurent l’encouragement à l’exploitation des biens immobiliers appartenant à l’État, en particulier pour des projets de production d’énergie solaire, ainsi que le durcissement des mesures contre les atteintes au réseau électrique public. Le Conseil a également décidé d’activer la collecte, d’accélérer sa numérisation et de renforcer la coordination entre les autorités concernées afin de sanctionner les établissements en infraction.
L’exécutif a par ailleurs approuvé la poursuite de l’évaluation des dommages environnementaux liés aux carrières et concasseurs, tout en réaffirmant le suivi du recouvrement des montants dus conformément aux mécanismes légaux. Il a également décidé de travailler à l’augmentation des revenus tirés des biens publics maritimes et fluviaux, avec une révision des redevances d’exploitation et d’occupation, en coordination avec les ministères concernés.
Sur le plan administratif, le Conseil des ministres a insisté sur la mise en place d’une interface électronique entre les administrations afin d’accélérer le traitement des dossiers et de lutter contre l’évasion fiscale. Il a également approuvé l’émission des décrets d’application de la loi sur le recouvrement des coûts dans le cadre de la gestion intégrée des déchets solides, afin de permettre aux municipalités et au Trésor de couvrir les coûts de collecte, de transport, de tri et de traitement.
Enfin, le Conseil a approuvé l’octroi d’une allocation mensuelle de 12 millions de livres libanaises aux retraités civils bénéficiant d’une pension, à compter du 1er août 2025 et jusqu’au 31 décembre 2025, sous réserve de la promulgation de la loi ouvrant les crédits nécessaires à cette fin.



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