Libération d’éléments du Hezbollah: recours devant la justice militaire
©Armée libanaise, page officielle

La libération de trois éléments du Hezbollah par la Cour militaire permanente ouvre la voie à une possible confrontation judiciaire et à des investigations visant certains magistrats. Le ministre de la Justice, Adel Nassar, a affiché sa volonté d’examiner les circonstances de la décision rendue dans des délais très rapides.

La Cour militaire permanente avait entendu trois membres du Hezbollah, arrêtés en possession d’armes de guerre légères et moyennes. Le tribunal a condamné chacun d’eux à une amende de 1,7 million de livres libanaises pour possession et transport d’armes non autorisées, tout en ordonnant leur remise en liberté.

Dans le même temps, le commissaire du gouvernement près la Cour militaire, le juge Claude Ghanem, a décidé de former un recours contre cette décision devant la Cour de cassation militaire. Cette procédure ne suspend toutefois pas l’exécution de la décision de libération.

Selon certaines estimations, le président de la Cour militaire, le brigadier général Wassim Fayad, aurait pu subir des pressions l’ayant conduit à prononcer cette décision.

Face à la polémique suscitée par le jugement, le ministre de la Justice a également saisi l’Inspection judiciaire en renvoyant le juge civil détaché auprès de la Cour militaire, Abbas Jeha, afin d’enquêter sur son rôle dans la validation de la décision. Des informations évoquent la volonté de vérifier s’il a lui aussi fait l’objet de pressions.

Par ailleurs, des sources font état d’une possible révocation du président de la Cour militaire, Wassim Fayad, en raison de cette décision, considérée comme contraire aux dernières orientations adoptées par le Conseil des ministres. Une telle mesure devrait être prise par le ministre de la Défense, avec l’accord du commandant en chef de l’armée.

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