Les États-Unis vont faire avancer leur projet de corridor en Arménie
Les Etats-Unis font avancer le projet de corridor TRIPP, traversant l'Arménie pour relier l'Azerbaïdjan à son enclave du Nakhitchevan, une initiative visant à stimuler le commerce et l'investissement tout en préservant la souveraineté arménienne, malgré l'opposition de l'Iran ©Joe Raedle / Getty Images North America / Via AFP

Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a affirmé mardi que les États-Unis allaient faire avancer leur projet de corridor de transit traversant l'Arménie pour relier l'Azerbaïdjan, lors d'une rencontre avec le ministre arménien des Affaires étrangères, Ararat Mirzoïan.

L'Arménie et l'Azerbaïdjan ont signé en août un accord à Washington sous l'égide du président américain, Donald Trump, afin de mettre fin au conflit territorial les opposant depuis des décennies.

Il prévoit la création d'une zone de transit passant par l'Arménie et reliant l'Azerbaïdjan à son enclave du Nakhitchevan plus à l'ouest. Ce corridor, qui répond à une revendication de longue date de Bakou, sera nommé «Voie Trump pour la paix et la prospérité internationale», ou TRIPP, son acronyme en anglais.

Une entreprise, détenue à 74% par les États-Unis, sera créée et chargée de construire des infrastructures ferroviaires et routières sur cette bande de terre, a précisé le département d'État.

Le projet doit permettre des investissements américains et un accès de «minéraux critiques et des terres rares» au marché américain, précise le texte-cadre du département d'État.

«L'accord TRIPP va vraiment devenir un modèle pour le monde entier, montrant comment on peut s'ouvrir à l'activité économique et à la prospérité sans remettre en cause ni compromettre en aucune façon sa souveraineté et son intégrité territoriale», a déclaré Marco Rubio lors de cette rencontre.

«Cela va être bon pour l'Arménie, bon pour les États-Unis, bon pour tous ceux impliqués», a ajouté le secrétaire d'État, affirmant que l'administration Trump allait maintenant «travailler à la mise en œuvre de l'accord».

L'Iran s'oppose depuis longtemps à ce corridor, craignant qu'il ne le coupe du Caucase et n'amène une présence étrangère à sa frontière.

Pour sa part, le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a affirmé que la sécurité du corridor reliant l'Azerbaïdjan au Nakhitchevan serait assurée «par l'Arménie et non pas par un pays tiers».

Le conflit territorial entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan concernait notamment le Karabakh, une enclave montagneuse qui a été au centre de deux guerres, l'une à la chute de l'URSS et l'autre en 2020. L'Azerbaïdjan l'a finalement repris aux séparatistes arméniens à l'issue d'une offensive éclair en 2023.

AFP

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