Le chef du pouvoir judiciaire en Iran a promis des procès «rapides» pour les suspects arrêtés lors des manifestations, qualifiées d'«émeutes» par les autorités, a rapporté la télévision d'État mercredi.
«Si quelqu'un a mis le feu à une personne, l'a décapitée avant de brûler son corps, nous devons faire notre travail rapidement», a déclaré Gholamhossein Mohseni Ejeï lors d'une visite d'une prison où sont détenues des personnes arrêtées pendant les manifestations.
Selon les agences de presse iraniennes, il a passé cinq heures dans cette prison de Téhéran à étudier leurs cas et a dit que les procès devraient être «publics».
Les groupes de défense des droits humains parlent de milliers d'arrestations depuis le début du mouvement le 28 décembre et craignent un large usage de la peine de mort.
Selon la diplomatie américaine, une première exécution est prévue dès mercredi.
«Plus de 10.600 manifestants ont été arrêtés (...) Erfan Soltani, 26 ans, dont l'exécution a été programmée pour le 14 janvier, est l'un d'eux», a dit le Département d'État dans un message en farsi sur X.
Amnesty International a demandé à l'Iran de «surseoir immédiatement à toutes les exécutions, y compris celle d'Erfan Soltani».
«Nous agirons de manière très forte s'ils font une chose pareille», a prévenu le président américain Donald Trump, interrogé mardi soir par un journaliste de la chaîne CBS.
Selon des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, l'Iran est le deuxième pays au monde qui exécute le plus de personnes, après la Chine qui procéderait à des milliers d'exécutions chaque année, bien qu'aucun chiffre précis ne soit disponible.
AFP



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