Iran: le chef de la police lance un ultimatum aux participants aux «émeutes»
Le chef de la police iranienne, le général Ahmad-Reza Radan, assiste à un défilé militaire marquant la Journée annuelle de l’armée, dans la capitale Téhéran, le 18 avril 2023. ©Atta Kenare / AFP

Le chef de la police iranienne a donné lundi «au maximum trois jours» aux personnes «involontairement impliquées dans les émeutes» pour se livrer aux autorités, leur assurant qu'elles seraient alors traitées avec «plus de clémence».

«Les jeunes qui se sont retrouvés involontairement impliqués dans les émeutes sont considérés comme des personnes trompées, et non comme des soldats ennemis», a ajouté Ahmad-Reza Radan sur la télévision d'État.

L'Iran a été en proie à un vaste mouvement de contestation du pouvoir, déclenché le 28 décembre à Téhéran par des commerçants en colère contre le coût de la vie.

L'agence iranienne Tasnim a recensé en fin de semaine dernière quelque 3.000 personnes arrêtées en lien avec cette mobilisation, les groupes de défense des droits avançant le chiffre de 20.000 arrestations.

Les manifestations ont pris une ampleur majeure le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique en place depuis 1979, avant que le mouvement ne soit étouffé par une répression violente qui, selon des ONG, a fait des milliers de morts.

Le pouvoir iranien a accusé des «séditieux» manipulés par les États-Unis et Israël d'avoir fait dégénérer en «émeutes» les manifestations dont il avait dans un premier temps souligné l'aspect «pacifique».

Le porte-parole de la justice iranienne, Asghar Jahangir, a réaffirmé dimanche que des procès rapides seraient organisés et averti que certains actes s'apparentaient au crime de «guerre contre Dieu», passible de la peine de mort, largement appliquée en Iran, généralement par pendaison.

AFP

 

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