Gaza: Netanyahou rejette des contingents turcs ou qataris dans la force de stabilisation
Une vue générale montre des bâtiments détruits dans le camp de Bureij, dans le centre de la bande de Gaza, le 9 janvier 2026, à la suite des frappes israéliennes. ©Eyad Baba / AFP

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a réitéré son opposition au déploiement de soldats turcs ou qataris dans la bande de Gaza, évoquant des divergences avec les États-Unis sur l'avenir de la gouvernance du territoire.

«Il n'y aura ni soldats turcs ni soldats qataris dans la bande de Gaza», a déclaré M. Netanyahou, lors d'une audience hebdomadaire au Parlement.

Il a ajouté qu'Israël avait un «désaccord» avec ses alliés américains concernant les personnes accompagnant la réalisation du plan de Donald Trump dans le territoire palestinien, ravagé par plus de deux ans de guerre entre le Hamas et Israël.

La Maison Blanche a annoncé en fin de semaine dernière la création d'un comité exécutif de Gaza, destiné à fonctionner sous l'égide d'un large «Conseil de paix», présidé par M. Trump.

Ce comité exécutif, présenté comme consultatif, compte parmi ses membres le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan et le diplomate qatari Ali al-Thawadi, aux côtés d'autres responsables régionaux et internationaux.

Dès samedi soir, le bureau de M. Netanyahou avait exprimé son opposition à la composition de ce nouvel organe.

L'annonce sur sa composition «n'a pas été coordonnée avec Israël et va à l'encontre de sa politique», avait déclaré M. Netanyahou, ajoutant qu'il avait «chargé le ministre des Affaires étrangères de contacter le secrétaire d'État américain à ce sujet».

Le communiqué n'a par ailleurs pas précisé les motifs de cette objection, mais Israël s'est opposé à toute participation de la Turquie dans l'après-guerre à Gaza, à plusieurs reprises. Les relations entre les deux pays se sont fortement dégradées avec la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du Hamas contre Israël.

Les déclarations de M. Netanyahou lundi interviennent alors que des discussions plus générales sont en cours sur les mécanismes de gestion du territoire palestinien dans la période à venir.

Les États-Unis ont annoncé le 14 janvier que l'accord de cessez-le-feu à Gaza, dont la première phase est entrée en vigueur le 10 octobre, était passé à sa deuxième étape.

Celle-ci prévoit le désarmement du Hamas, le retrait progressif des troupes israéliennes qui contrôlent environ la moitié du territoire, et le déploiement d'une force internationale de stabilisation.

La force doit permettre d'aider à sécuriser Gaza et de former des unités de police palestiniennes.

Les contingents qui doivent la composer restent à définir.

AFP

 

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