Saddi présente sa stratégie pour le redressement du secteur électrique
Joe Saddi, ministre de l’Énergie et de l’Eau, a présenté une feuille de route pour le secteur de l' électricité. ©Al-Markazia

Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Joe Saddi, a affirmé lors d’une conférence de presse, mardi, que le redressement du secteur de l’électricité se fait «selon une feuille de route clairement définie», soulignant qu’il s’agit «d’un chantier fondamental et incontournable, quelle que soit sa durée», et insistant sur l’importance de «rassurer les investisseurs quant à l’efficacité du secteur».

Il a annoncé la nécessité de construire deux centrales électriques à Zahrani et à Deir Ammar, pour un coût estimé à deux milliards de dollars, précisant que le ministère œuvre «sur deux axes, avec des pays étrangers et avec le Groupe de la Banque mondiale».

Le ministre Saddi a également encouragé l’investissement dans les énergies renouvelables, ainsi que la réhabilitation de la centrale de Nahr el-Bared et de trois centrales hydroélectriques sur le Litani. Il a en outre souligné la volonté de transférer progressivement le secteur vers l’utilisation du gaz naturel, tout en diversifiant les sources d’approvisionnement.

Par ailleurs, il a confirmé les efforts en vue d’un raccordement électrique avec Chypre, indiquant que la Banque mondiale financera une étude de faisabilité économique pour la connexion du Liban à l’île méditerranéenne.

Évoquant le rôle des autorités de régulation, le ministre a estimé qu’il est «d’une importance capitale». Il a relevé que, malgré l’absence de budgets alloués aux salaires et aux bureaux de l’Autorité de régulation, celle-ci «accomplit un travail très satisfaisant». Il a également annoncé le lancement du processus de nomination du conseil d’administration d’Électricité du Liban (EDL), ainsi que l’identification et la poursuite des violations, notant que «30 % de l’électricité est volée, pour un coût évalué à 200 millions de dollars ».

Le ministre a par ailleurs affirmé la coordination en cours avec le pouvoir judiciaire et le début des poursuites contre les principaux contrevenants, ajoutant que «80 % des factures des établissements publics seront réglées au profit d’EDL».

Saddi a vivement critiqué ceux qu’il a qualifiés de responsables des campagnes menées contre son ministère, déclarant que «l’historique de leurs échecs est bien connu». Il a estimé que «ceux qui ont alourdi la dette de l’État devraient avoir honte», tout comme «ceux qui ont dépensé 26 millions de dollars pour l’achat de fuel sans allouer le moindre montant à la réhabilitation du bâtiment d’Électricité du Liban à Beyrouth, ou qui ont fermé les yeux sur le détournement du fuel subventionné vers la Syrie», concluant qu’ils «ne sont pas en position de donner des leçons».

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