Syrie: «Nous ne lâchons pas les Kurdes», assure Paris
Cette photographie montre une vue du village d'Al-Baghuz Fawqani dans la région d'Abu Kamal en Syrie, le long de la frontière avec la ville irakienne d'Al-Qaim, à l'ouest de Bagdad, le 21 janvier 2026 ©AHMAD AL-RUBAYE / AFP

«Nous ne lâchons pas les Kurdes» en Syrie, a assuré jeudi le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, soulignant que la France restait «engagée» dans le processus de soutien d’une Syrie incluant toutes les minorités.

«Nous ne lâchons pas les Kurdes, nous savons ce que nous leur devons. Ce sont nos frères d’armes», a déclaré Pascal Confavreux, alors que les forces kurdes font face à une avancée de l’armée syrienne dans le nord-est, le président Ahmad al-Chareh étant déterminé à étendre son autorité sur l’ensemble du pays.

Les forces kurdes ont joué un rôle-clé, aux côtés de la coalition internationale antijihadiste menée par les États-Unis, pour combattre le groupe État islamique (EI) en Syrie.

Un accord a été signé dimanche avec le président Ahmad al-Chareh, qui vise à intégrer les institutions civiles et militaires kurdes au sein de l’État syrien.

Il porte un coup aux espoirs d’autonomie de cette minorité, qui avait instauré une zone autonome dans le nord et le nord-est au cours de la guerre civile (2011-2024), après avoir défait l’EI avec l’aide de la coalition internationale antijihadiste menée par les États-Unis.

Damas prévoit que l’État syrien devienne «responsable» des prisonniers de l’EI et que l’administration kurde chargée de ce dossier soit «intégrée aux institutions étatiques», un revers pour cette minorité qui se sent lâchée par les États-Unis.

En France, la communauté kurde a multiplié les manifestations ces derniers jours, s’estimant également trahie par les autorités françaises.

Le porte-parole du Quai d’Orsay a réfuté cela, soulignant que la France était impliquée à la fois pour «soutenir cette Syrie avec une pleine inclusivité des différentes communautés et en évitant toute violence» et pour «éviter toute résurgence de foyers de Daesh».

«Le président de la République (Emmanuel Macron), le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères (Jean-Noël Barrot) se sont impliqués fortement avec leurs homologues pour faire cesser au maximum ces violences», a également réagi Pascal Confavreux.

AFP

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