Washington expulse vers l'Iran trois anciens gardiens de la révolution
Le ministère américain de la Sécurité intérieure a renvoyé vers l'Iran trois anciens membres présumés des Gardiens de la révolution, accusés d'être entrés illégalement aux États-Unis sous l'administration Biden, une mesure qui intervient dans un contexte de tension avec Téhéran et de menace militaire américaine dans le Golfe. ©jim Watson / AFP

Washington a expulsé vers l'Iran trois anciens membres présumés des Gardiens de la révolution qui résidaient «illégalement» aux États-Unis depuis 2024, a annoncé mardi soir le ministère américain de la Sécurité intérieure.

«Le ministère de la sécurité intérieure a expulsé lundi trois terroristes connus ou présumés entrés aux États-Unis sous l'administration Biden, tous anciens membres du corps des Gardiens de la révolution iraniens, une organisation terroriste», affirme le communiqué du ministère.

«Sous la présidence Trump et la ministre (Kristi) Noem, le ministère de la Sécurité intérieure retire le pire du pire de notre pays et les empêche d'entrer, y compris des membres violents de gangs, des meurtriers, des pédophiles et, dans ce cas, des terroristes connus ou présumés», a déclaré la ministre adjointe, Tricia McLaughlin, dans le communiqué.

Selon le ministère, les trois personnes expulsées, Ehsan Khaledi, Mohammad Mehrani et Morteza Nasirikakolaki, sont d'anciens membres du corps des Gardiens de la révolution iranienne, que le président Donald Trump a désigné comme organisation terroriste étrangère en 2019.

Le bras armé idéologique de la république islamique d'Iran est accusé par les organisations de droits humains d'avoir orchestré la répression meurtrière du vaste mouvement contestataire qui secoue le pays.

Les trois hommes sont «entrés illégalement» aux États-Unis de septembre à novembre 2024, a précisé le ministère.

Leur expulsion intervient alors que le président Donald Trump laisse planer la menace d'une action militaire contre Téhéran avec le déploiement d'une puissante armada aéronavale dans le Golfe.

AFP

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