Les rebelles houthis du Yémen ont confisqué des équipements de télécommunications et des véhicules dans des bureaux abandonnés de l'ONU à Sanaa, a affirmé l'organisation internationale vendredi, dernier épisode d'une campagne des insurgés pro-iraniens contre les travailleurs humanitaires.
Les Houthis s'en prennent régulièrement aux agences de l'ONU et ont arrêté des dizaines de membres de son personnel, qu'ils accusent d'espionnage au profit d'Israël depuis le début de la guerre à Gaza.
Cette campagne menace l'accès à l'aide humanitaire dans les zones contrôlées par les Houthis, où vit la majorité des Yéménites.
Jeudi, les Houthis «sont entrés dans au moins six bureaux de l'ONU à Sanaa, tous actuellement sans personnel, et ont emporté vers un lieu inconnu la plupart des équipements de télécommunications de ces bureaux ainsi que plusieurs véhicules de l'ONU», a déclaré sur X Julien Harneis, coordinateur humanitaire des Nations unies pour le Yémen, basé à Aden (sud).
Les rebelles n'ont pas autorisé le Service aérien humanitaire des Nations unies (UNHAS) à se rendre à Sanaa depuis plus d'un mois, a ajouté M. Harneis. Une décision qui «restreint davantage encore l'acheminement de l'aide humanitaire», a-t-il déploré.
Dix ans de guerre civile ont plongé le Yémen dans l'une des pires crises humanitaires mondiales, malgré une accalmie du conflit depuis 2022.
Plus de la moitié de sa population, soit environ 19,5 millions de personnes, avait besoin d'une aide humanitaire en 2025, selon l'ONU.
En novembre, le PAM et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) ont classé le Yémen parmi les 16 zones critiques dans le monde «où les populations sont confrontées à un risque imminent de famine catastrophique».
AFP



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