Nouh Zaïter, baron notoire de la drogue, condamné seulement à quatre mois de prison

La Cour militaire permanente a rendu ses verdicts dans 40 dossiers sécuritaires concernant Nouh Zaïter. Le prévenu a été condamné dans quatre dossiers, écopant d’un mois de prison pour chacun, tandis que la cour a ordonné la confiscation des armes, munitions et équipements radio saisis en sa possession.

Dans trois dossiers, il a été acquitté pour insuffisance de preuves, et dans 33 autres, les poursuites ont été abandonnées en raison de la prescription.

Nouh Zaïter a été arrêté par l’armée libanaise en novembre à l’issue d’une embuscade sur la route de Knaïssé–Baalbeck. Son avocat a déclaré à la chaîne Al-Hadath que son client est recherché pour des accusations liées à la promotion et à la culture de drogues, tout en appelant à la prudence concernant les informations faisant état de liens avec le Hezbollah.

«Mon client n’était qu’un trafiquant de drogue et n’a aucun lien avec le trafic d’armes», a-t-il affirmé.

Surnommé le «baron du haschisch», Nouh Zaïter dirige une milice armée connue sous le nom de «Brigades de la Citadelle» dans la Békaa, où il jouissait d’une influence notable. En mars 2023, le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du Trésor américain l’avait sanctionné pour son rôle présumé dans le trafic de Captagon, évoquant des liens avec la quatrième division de l’armée syrienne et certains membres du Hezbollah. Zaïter a toujours nié ces accusations, les qualifiant de «fabriquées».

Déjà condamné par contumace à la réclusion à perpétuité en 2021 par le tribunal militaire libanais, Nouh Zaïter était devenu le fugitif numéro un de la justice libanaise. Âgé de plus de quarante ans, il bénéficiait d’une protection étroite et faisait l’objet de recherches d’Interpol pour trafic et contrebande de drogues, ainsi que pour des accusations liées au terrorisme, au commerce d’armes, à des enlèvements et des séquestrations.

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