Le Koweït a annoncé dimanche l’inscription de huit hôpitaux libanais sur sa liste nationale de sanctions, “dans le cadre de l’application des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU adoptées en vertu du chapitre VII”.
Selon le quotidien koweïtien Al-Rai, la décision a été prise par le Comité chargé de l’exécution de ces résolutions, qui peut, de sa propre initiative ou à la demande d’autorités compétentes locales ou étrangères, inscrire toute personne ou entité «susceptible, sur la base de motifs raisonnables, d’avoir commis, tenté de commettre ou facilité un acte terroriste».
Les établissements concernés sont : l’hôpital universitaire Cheikh Ragheb Harb à Nabatieh, l’hôpital Salah Ghandour à Bint Jbeil, l’hôpital al-Amal à Baalbek, l’hôpital Saint-George à Hadath, l’hôpital Dar al-Hikma à Baalbek, l’hôpital al-Batoul à Hermel (Békaa), l’hôpital al-Chifa à Khaldé, ainsi que l’hôpital al-Rassoul al-Aazam sur la route de l’aéroport dans la banlieue sud de Beyrouth.
Le Comité a ordonné l’exécution immédiate de cette décision conformément aux articles 21, 22 et 23 de son règlement, prévoyant notamment le gel des fonds et ressources économiques appartenant directement ou indirectement aux entités inscrites, l’interdiction de fournir des services financiers, ainsi que l’obligation de signaler toute mesure de gel dans un délai de 24 heures.
Commentant ces informations, le directeur général de l’hôpital al-Rassoul al-Aazam, Hussein Choukair, a déclaré à nos confrères d’an-Nahar que «nous n’avons pas été officiellement informés de cette nouvelle et nous sommes encore en train d’en vérifier l’exactitude par l’intermédiaire du ministère libanais de la Santé».
Il a ajouté : «Si cela se confirmait, ce serait sans précédent. Nous appelons les autorités officielles libanaises à s’assurer qu’aucun soupçon ne nous attribue des rôles autres que les missions humanitaires et de service que nous assurons».



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