L'Iran est prêt à «toute vérification» de son programme nucléaire mais ne «cédera pas aux demandes excessives», a affirmé son président mercredi au moment où l'Iran et les États-Unis ont renoué le dialogue.
«Nous ne cherchons pas à nous doter de l'arme nucléaire. Nous l'avons déclaré à maintes reprises et sommes prêts à toute vérification», a déclaré Massoud Pezeshkian à l'occasion du 47ᵉ anniversaire de la Révolution islamique célébré cette année sur fond de tensions avec les Etats-Unis.
Téhéran et Washington ont repris la semaine dernière des pourparlers à Oman, pour la première fois depuis la guerre de 12 jours déclenchée en juin par Israël et à laquelle s'était jointe brièvement l'armée américaine.
L'Iran, qui veut limiter les discussions à la question nucléaire, défend son droit à l'enrichissement de l'uranium, notamment pour l'énergie.
«Notre pays ne cédera pas à leurs demandes excessives. Notre Iran ne cédera pas devant une agression, mais nous continuons le dialogue de toutes nos forces avec les pays voisins afin d'instaurer la paix et la tranquillité dans la région», a souligné M. Pezeshkian.
Le président iranien s'exprimait à Téhéran sur la place Azadi («liberté») pour célébrer l'anniversaire de la Révolution islamique de 1979, un jour férié en Iran connu sous le nom de «22 bahman».
La tradition veut que les soutiens du pouvoir se retrouvent en famille ou entre collègues et défilent dans le centre de Téhéran et ailleurs dans le pays.
Des femmes voilées en tchador noir arboraient drapeaux de la République islamique et portraits du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei.
Un important dispositif de sécurité, plus large que les années précédentes, était visible, un mois après les manifestations contre le pouvoir des 8 et 9 janvier, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les pays occidentaux, États-Unis en tête, et Israël, ennemi juré de la République islamique et considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l'arme nucléaire.
L'Iran se défend d'avoir de telles ambitions militaires.
Les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sont chargés de vérifier le caractère pacifique du programme nucléaire iranien mais n'ont pas eu accès aux sites depuis plusieurs mois.
Outre le volet nucléaire, les États-Unis veulent eux inclure la limitation des capacités balistiques et l'arrêt du soutien à des groupes armés hostiles à Israël, comme les Houthis du Yémen, le mouvement islamiste libanais Hezbollah ou le Hamas palestinien.
AFP



Commentaires