Bangladesh: le BNP revendique une large victoire aux législatives, les islamistes contestent
Les premières pages des journaux présentant le président du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) et candidat aux élections, Tarique Rahman, sont photographiées à Dhaka le 13 février 2026, au lendemain des élections générales au Bangladesh. ©MOHD RASFAN / AFP

Le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) a revendiqué vendredi une large victoire aux premières élections législatives organisées depuis l'insurrection qui a causé la chute du régime de fer de Sheikh Hasina à l'été 2024, succès aussitôt contesté par ses rivaux islamistes.

Aux premières heures de la matinée, un haut responsable du BNP, Salahuddin Ahmed, s'est réjoui auprès de l'AFP de la «victoire attendue» de son camp lors du scrutin de jeudi, qui devrait faire de son chef Tarique Rahman le prochain Premier ministre du pays.

Mais son principal adversaire, la coalition dirigée par les islamistes du Jamaat-e-Islami, a publié peu après une déclaration remettant en cause ces résultats.

«Nous ne sommes pas satisfaits du processus entourant les résultats des élections», a indiqué le parti, dénonçant des «incohérences répétées ou des montages dans l'annonce des résultats provisoires» qui «posent de sérieuses questions sur l'intégrité» du processus.

Selon les projections finales publiées par les télévisions locales, le BNP est crédité de 212 des 300 sièges de la chambre unique du Parlement, soit une majorité de plus des deux tiers, contre 76 à la coalition du Jamaat-e-Islami.

Dans un message de leur ambassade à Dacca sur les réseaux sociaux, les États-Unis ont félicité le BNP et Tarique Rahman pour leur «victoire historique».

Rapidement suivis par le Premier ministre indien Narendra Modi qui, sur fond de fortes tensions entre les deux pays, a assuré que «l'Inde continuera à soutenir un Bangladesh démocratique, progressiste et inclusif».

Le Pakistan, dont le Bangladesh s'est séparé pour prendre son indépendance en 1971 après une guerre, et la Chine ont eux aussi adressé leurs vœux de succès au BNP.

Dans une déclaration jeudi soir, le chef du gouvernement provisoire et prix Nobel de la paix Muhammad Yunus a exhorté les partis à respecter les usages démocratiques, à faire preuve de «tolérance et de respect».

De son exil indien, Sheikh Hasina, condamnée à mort par contumace pour la répression de la révolte de 2024, a dénoncé dans une déclaration publiée par son parti un scrutin «illégal et inconstitutionnel».

 

AFP

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