À l’occasion de la sortie en France de Marty Supreme mercredi, l’acteur franco-américainTimothée Chalamet a défendu sur TF1 un message de confiance et d’ambition à l’image de son personnage, lançant: «Crois en toi, rêve en grand», et invitant à ignorer «ce que les gens pensent de toi». Réalisé par Josh Safdie et librement inspiré du parcours du champion de tennis de table Marty Reisman, le film retrace l’ascension d’un joueur convaincu de pouvoir atteindre la gloire grâce à un sport marginal aux États-Unis, dans un rôle pour lequel l’acteur, déjà récompensé aux Golden Globes, vise désormais les Oscars.
Après une promotion américaine XXL en fin d'année, Timothée Chalamet a fait un passage en France avant la sortie de Marty Supreme mercredi, défendant un discours performatif et de confiance en soi absolue, à l'image du personnage qu'il incarne dans le film.
«Crois en toi, rêve en grand», a lancé l'acteur franco-américain de 30 ans lors d'une interview sur TF1, invitant à ignorer «ce que les gens pensent de toi».
Dès leur première rencontre, Josh Safdie, le réalisateur de Marty Supreme, a été conquis par le jeune homme pour incarner Marty Mauser, un joueur de ping-pong dévoré par ses rêves de grandeur.
Le cinéaste américain perçoit alors «une énergie différente». «Il ne tenait pas en place», se remémore-t-il lors d'un entretien avec la presse, dont l'AFP. «Il était vraiment intense».
«Il avait cette idée de lui-même, il était, Timmy Supreme», poursuit Josh Safdie, admiratif de sa confiance absolue et de sa fusion avec le personnage.
Lors de la promotion, Timothée Chalamet a endossé un rôle de promoteur et d'influenceur comme jamais vu à Hollywood.
«J'ai mon côté américain, sans honte, pas complexé par mon ambition», a-t-il assuré récemment sur France Inter.
Oscar dans le viseur
L'acteur a notamment fait d'une veste rétro siglée «Marty Supreme» un accessoire mode qui s'arrache, notamment à Paris à l'occasion de l'ouverture d'une boutique éphémère. Vendue 300 euros, elle se revend désormais en ligne entre 1 000 et 2 000 euros.
Timothée Chalamet, également producteur du film, assume aussi cette ambition décomplexée dans sa quête de l'Oscar. En début d'année, il a remporté un Golden Globe pour son interprétation.
Le film, librement inspiré de la vie de Marty Reisman, un champion de tennis de table américain des années 1950, raconte l'ambition d'un homme convaincu de pouvoir atteindre la gloire et la richesse grâce à ce sport, méconnu aux États-Unis.
«Marty a un but, il a un rêve (...) il est au service de cette chose, de faire du ping-pong un sport majeur. C'est ce qui le rend génial», explique Josh Safdie. Quitte à parfois prendre une voie sans issue.
«Filmer un sport qui n'a jamais vraiment été porté à l'écran» a représenté un défi de taille, confie le cinéaste, qui réalisait jusqu'ici ses films avec son frère Benny, lui aussi parti mener une carrière en solo, notamment avec The Smashing Machine, sorti en octobre, sur une star de MMA.
Danseur
Chalamet «s'est impliqué très tôt» dans le film, rembobine-t-il, «avant même l'existence du scénario» il y a six ans.
«Il a aidé à développer le projet, dans nos rendez-vous avec les studios», ajoute le réalisateur, qui l'a régulièrement consulté tout au long de l'écriture du long-métrage, vantant «un collaborateur, bien plus qu'un simple acteur».
La superstar de Dune et interprète de Bob Dylan dans Un parfait inconnu est «très drôle et très physique à la fois», «c'est un danseur», souligne-t-il.
Le comédien s'est sérieusement entraîné au ping-pong pour le rôle et les scènes de matches atteignent des sommets de tension et d'intensité inattendus pour un tel sport.
«Cela a impliqué beaucoup de chorégraphie», explique le réalisateur, qui confesse avoir eu quelques sueurs froides en préparant le tournage.
Il a aussi avalé des heures de vidéos de parties des années 1940 à 1970, décortiquant chacun des points qui l'intéressaient.
Ensuite, se souvient-il, «on jouait ces points» lors de prises interminables, avec ou sans la balle, répétant une chorégraphie qui se jouait «à la microseconde».
Par Antoine GUY / AFP



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