Le fils exilé du dernier chah d'Iran a appelé les Iraniens à de nouvelles actions de protestation, parallèlement à des rassemblements à l'étranger, avant un discours prévu vendredi à la Conférence sur la sécurité à Munich.
Reza Pahlavi, qui vit aux Etats-Unis et n'a pas remis les pieds dans son pays natal depuis la Révolution islamique ayant renversé la monarchie en 1979, a appelé à manifester samedi à Munich, Toronto et Los Angeles pour réclamer une action internationale contre l'Iran.
Un vaste mouvement de mobilisation contre le pouvoir iranien a été réprimé dans le sang début janvier, des ONG de défense des droits humains faisant état de milliers de manifestants tués.
Dans un message publié jeudi sur X, M. Pahlavi a appelé les Iraniens de l'intérieur à continuer leur mobilisation mais depuis chez eux.
«Je vous invite, les soirs des 14 et 15 février à 20 heures, à faire entendre votre voix et à scander des slogans depuis vos maisons et vos toits. Criez vos revendications. Montrez votre unité. Avec une volonté inébranlable, nous vaincrons ce régime d'occupation», a-t-il ajouté.
Cette figure de l'opposition en exil doit s'exprimer vendredi à 17h45 GMT lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, qui réunit plus de 60 chefs d'Etat et de gouvernement.
Mardi à Téhéran, à la veille du 47e anniversaire de la Révolution islamique, des Iraniens avaient crié depuis leurs fenêtres des slogans contre le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. «Mort au dictateur», pouvait-on entendre dans des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et vérifiées par l'AFP.
M. Pahlavi avait encouragé les Iraniens à participer aux manifestations de janvier et pressé le président américain Donald Trump d'intervenir militairement dans le pays.
Les autorités iraniennes ont imputé la responsabilité des violences de janvier à des «émeutiers» instrumentalisés selon elles par les Etats-Unis et Israël, ennemis jurés du pays.
Certains slogans lors des manifestations appelaient au retour de la monarchie, et M. Pahlavi s'est déclaré prêt à mener une transition démocratique dans le pays. Mais il ne fait pas l'unanimité au sein de l'opposition iranienne, divisée, et a notamment été critiqué pour des positions en faveur d'Israël.
AFP


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