Trump va déployer un deuxième porte-avion dans le Golfe et met en garde l'Iran
Le président américain Donald Trump arrive pour participer à une cérémonie de dénomination de Southern Boulevard, dans la salle de bal de Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 16 janvier 2026. ©Andrew Caballero-Reynolds / AFP

Les tensions entre les États-Unis et l’Iran s’intensifient, Donald Trump annonçant vendredi l’envoi «très bientôt» d’un deuxième porte-avions dans le Golfe, après avoir menacé Téhéran de conséquences «traumatisantes» en cas d’échec des négociations sur le nucléaire.

Le président américain avait déjà déployé en janvier le USS Abraham Lincoln et ses navires d’escorte. Il a averti que la «phase deux» en cas de blocage serait «très dure» pour l’Iran, tout en rappelant les frappes américaines et israéliennes de juin sur des sites nucléaires iraniens.

Lors de sa visite à Washington, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exprimé son scepticisme sur la qualité d’un accord avec Téhéran, soulignant que toute négociation devrait inclure les missiles balistiques et le soutien iranien aux groupes armés régionaux.

Le secrétaire général de l’AIEA, Rafael Grossi, a jugé vendredi à Munich qu’un accord sur les inspections nucléaires iraniennes était «possible mais terriblement difficile», alors que l’Iran avait refusé en novembre l’accès de l’agence à plusieurs sites bombardés.

Dans le même temps, le fils exilé du dernier chah, Reza Pahlavi, a appelé à de nouvelles manifestations samedi à Munich, Toronto et Los Angeles, invitant également les Iraniens à scander des slogans depuis leurs fenêtres et toits à l’intérieur du pays.

Par ailleurs, plusieurs figures du camp réformateur iranien ont été libérées sous caution, dont Azar Mansouri, Javad Emamont et Ebrahim Asgharzadeh, après les manifestations de janvier qui auraient fait des milliers de morts et entraîné l’arrestation de plus de 53.000 personnes.

Par Danny KEMP avec Stuart WILLIAMS à Paris/AFP

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