Washington autorise cinq géants pétroliers à reprendre leurs opérations au Venezuela
Les États‑Unis assouplissent les sanctions sur l’énergie vénézuélienne, autorisant BP, Shell, Eni, Repsol et Chevron à travailler avec PDVSA et à engager de nouveaux investissements, dans le cadre d’une stratégie de relance des ressources pétrolières du pays après le renversement de Nicolas Maduro. ©AFP

Les Etats-Unis autorisent vendredi cinq géants pétroliers, dont quatre européens, à reprendre leurs opérations au Venezuela sous la supervision étroite de Washington.

Dans un document publié par le ministère des Finances, les Britanniques BP et Shell, l’Italien Eni et l’Espagnol Repsol sont autorisés à travailler dans le secteur du pétrole et du gaz au Venezuela, aux côtés de l’Américain Chevron, qui avait pu y maintenir une activité sous dérogation.

La licence générale délivrée par l’Office of Foreign Assets Control du Trésor américain permet à ces entreprises de reprendre leurs opérations pétrolières et gazières dans le pays, en particulier avec l’entreprise nationale PDVSA, à condition que les paiements transitent par des comptes approuvés par les autorités américaines.

Une autre licence publiée en même temps autorise les nouveaux investissements dans l’exploration et le développement de champs pétroliers et gaziers vénézuéliens, ouvrant ainsi la porte à de futurs contrats dans le pays.

Depuis le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture de Nicolas Maduro, l’administration du président Donald Trump cherche à relancer l’exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage et à attirer des investissements internationaux pour revitaliser l’industrie.

Le ministre américain de l’Energie, Chris Wright, était cette semaine à Caracas où il a promis une «augmentation spectaculaire» de la production de pétrole dans le pays, tandis que le ministère des Finances a indiqué que l’embargo pétrolier de 2019 était «pour l’essentiel terminé».

À chaque étape de la levée des sanctions, Washington prend soin de fixer des conditions pour éviter que les transactions ne servent des intérêts en Russie, en Iran ou en Chine, ont souligné des sources officielles.

Le Venezuela, qui dispose des plus grandes réserves pétrolières prouvées de la planète, espère ainsi relancer son industrie et attirer des capitaux étrangers après des années de déclin de la production.

AFP

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