Trouver un accord entre l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et Téhéran sur les inspections du programme nucléaire iranien est «complètement possible», mais «terriblement difficile», a déclaré vendredi à Munich le secrétaire général de l’AIEA, Rafael Grossi.
«Nous sommes retournés en Iran» après la guerre des 12 jours lancée par Israël et les frappes américaines contre différents sites du programme iranien en juin, a rappelé M. Grossi lors de la Conférence sur la sécurité de Munich, où «nous avons en gros pu tout inspecter sauf ce qui avait été attaqué», précisant qu’il fallait «marcher sur un fil» pour avancer.
«Nous avons pu retravailler, établir une forme de dialogue, imparfait, complexe et extrêmement difficile, mais il existe. Donc, je pense que la grande question du moment est de savoir comment définir ces étapes pour l’avenir, et nous savons parfaitement ce qui doit être vérifié et comment le vérifier», a ajouté le secrétaire général de l’AIEA.
L’Iran a refusé en novembre que l’AIEA inspecte ses différents sites bombardés, affirmant vouloir les inscrire dans un «nouveau cadre».
Ces déclarations interviennent alors que Washington et Téhéran disent vouloir poursuivre les discussions, après une première séance de pourparlers le 6 février à Oman consacrée au programme nucléaire iranien.
Les États-Unis ont renforcé leur présence militaire dans la région du Golfe, et le président Donald Trump a menacé l’Iran de conséquences «très traumatisantes» s’il n’acceptait pas un accord.
AFP



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