L'armée allemande retire des troupes d'Irak face aux «tensions croissantes» dans la région
Environ 300 soldats allemands sont déployés entre l'Irak et la Jordanie dans le cadre de missions avec l'Otan et la coalition antiterroriste. ©Ingo Joseph / Pexels

L'armée allemande a de nouveau retiré des soldats de sa base d'Erbil, en Irak, «en raison des tensions croissantes au Proche et Moyen-Orient», a indiqué jeudi à l'AFP un porte-parole du ministère de la Défense.

Il s'agit d'une «mesure de précaution» et elle concerne «un nombre moyen à deux chiffres de personnels non essentiels à la mission», ajoute cette source.

D'après l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, les troupes ont été transférées vers la Jordanie par voie aérienne.

La Bundeswehr avait déjà réduit sa présence dans le nord de l'Irak début février, où elle soutient les forces armées locales dans le cadre d'une mission avec l'Otan.

«La protection et la sécurité de nos soldates et soldats allemands sont prioritaires», a indiqué le porte-parole.

Seuls les soldats nécessaires au maintien du commandement du camp d'Erbil seront maintenus sur place, selon lui.

Il s'agit de la base principale de la Bundeswehr dans le pays, tandis que quelques soldats sont déployés dans la capitale Bagdad comme conseillers.

Selon Der Spiegel, quelque 300 soldats étaient dernièrement présents en Irak et en Jordanie.

La majeure partie d'entre eux sont stationnés en Jordanie, où l'armée de l'air soutient la coalition internationale antiterroriste avec des avions ravitailleurs.

Le déploiement militaire américain dans le Golfe s'intensifie, ravivant les craintes d'une escalade avec l'Iran.

«Il existe de nombreuses raisons et arguments en faveur d'une frappe contre l'Iran», a déclaré mercredi la porte-parole de la Maison-Blanche Karoline Leavitt.

Washington a ajouté que Téhéran serait «bien avisé» de conclure un accord sur le nucléaire, au lendemain d'une deuxième session de pourparlers indirects sous tension à Genève.

Jeudi, l'Iran a défendu au contraire «son droit» à l'enrichissement nucléaire.

AFP

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