Un nouveau chapitre s’ouvre dans l’affaire Gérard Depardieu: l’acteur de 77 ans sera jugé en appel du 16 au 20 novembre par la cour d’appel de Paris pour agressions sexuelles sur deux femmes sur le tournage du film Les Volets verts en 2021. Déjà condamné en mai 2025 à 18 mois de prison avec sursis, ainsi qu’à son inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles et à deux ans d’inéligibilité, le concerné conteste cette décision. Cette procédure est distincte de l’affaire de viols sur l’actrice Charlotte Arnould, pour laquelle il a également interjeté appel.
L'acteur Gérard français Depardieu, 77 ans, sera jugé en appel du 16 au 20 novembre pour avoir agressé sexuellement deux femmes sur le tournage d'un film en 2021, a annoncé jeudi la cour d'appel de Paris.
Au terme d'un procès marqué par des tensions, ce géant du cinéma français avait été condamné le 13 mai 2025 par le tribunal correctionnel de Paris à 18 mois de prison avec sursis pour agressions sexuelles.
Cette procédure est distincte de son renvoi devant la cour criminelle de Paris pour viols sur l'actrice française Charlotte Arnould, ordonné fin août et dont Gérard Depardieu a fait appel.
Dans l'affaire d'agressions sexuelles sur le plateau du film Les Volets verts, du réalisateur français Jean Becker, le tribunal avait motivé sa condamnation par la constance et la cohérence des propos des plaignantes, alors que les «déclarations de Gérard Depardieu ont évolué significativement entre sa garde à vue et l'audience».
Le président du tribunal avait regretté lors de la lecture du jugement «la dureté excessive des débats» de la part de la défense à l'encontre des parties civiles, Amélie, 54 ans alors, et Sarah (prénom modifié), 34 ans alors, respectivement décoratrice et assistante réalisatrice sur le film de Jean Becker.
«Les propos de la défense, par leur nature et leur répétition, ont généré chez les parties civiles un préjudice distinct de celui né de la commission de l'infraction», avait fait savoir le tribunal, reconnaissant de façon rarissime la victimisation secondaire des plaignantes.
La victimisation secondaire est une double peine pour les victimes de violences sexistes et sexuelles qui, après avoir subi une première agression, sont confrontées à des préjugés, des questions déplacées et des remarques culpabilisantes par des acteurs d'un système judiciaire censé les protéger.
En plus de la prison avec sursis, le tribunal avait prononcé son inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles et une peine d'inéligibilité de deux ans, conformément aux réquisitions du parquet.
Avec AFP



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