Cuba: quatre occupants d'un bateau immatriculé aux États-Unis abattus par les gardes-côtes 
Les garde-côtes cubains remorquent un bateau tentant de quitter le pays à La Havane, le 12 décembre 2022. ©Yamil Lage / AFP

Quatre personnes qui se trouvaient à bord d'un bateau immatriculé en Floride ont été abattues et six autres blessées mercredi par des garde-frontières cubains après un «affrontement» dans les eaux territoriales de Cuba, a annoncé dans un communiqué le ministère de l'Intérieur.

«À la suite de l'affrontement (...), du côté étranger quatre assaillants ont été abattus et six blessés, lesquels ont été évacués et ont reçu une assistance médicale», indique le communiqué, qui ne précise pas la nationalité des personnes tuées ou blessées.

Lors de l'incident, qui s'est produit dans un contexte de forte tension entre Cuba et les États-Unis, le commandant du navire cubain, sur lequel se trouvaient cinq garde-frontières, a également été blessé, de même source.

Selon le communiqué, «dans la matinée du 25 février 2026, une vedette rapide en infraction, immatriculée en Floride, États-Unis, sous le numéro FL7726SH, a été détectée dans les eaux territoriales cubaines», dans la zone du chenal d'El Pino, dans la province de Villa Clara (centre).

Lorsque le navire des garde-frontières «s'est approché pour procéder à son identification, des coups de feu ont été tirés depuis la vedette en infraction contre les effectifs cubains», précise le communiqué.

Le ministère de l'Intérieur indique poursuivre son enquête «en vue de l'entier éclaircissement des faits».

Les relations entre Cuba et les États-Unis connaissent un regain de tension depuis la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines début janvier et l'arrêt par Caracas, sous pression de Washington, des livraisons de pétrole en direction de l'île communiste.

Les États-Unis, qui ne cachent pas leur souhait de voir un changement de régime sur l'île communiste de 9,6 millions d'habitants, appliquent une politique de pression maximum sur La Havane, invoquant la «menace exceptionnelle» que ferait peser sur la sécurité nationale américaine le pays situé à seulement 150 km des côtes de la Floride.

AFP

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