Le puissant groupe armé irakien Kataëb Hezbollah, soutenu par l’Iran, a appelé ses combattants à se préparer à une possible guerre prolongée en cas de frappes américaines contre l’Iran.
Washington a déployé dans la région du Golfe un dispositif militaire massif et menace depuis des semaines d’intervenir contre son ennemi iranien, avec lequel il est toutefois engagé dans des pourparlers portant notamment sur le dossier du nucléaire iranien.
«Sur fond de menaces américaines et de l’accumulation de forces militaires indiquant une dangereuse escalade dans la région, il est nécessaire» pour tous les combattants «de se préparer à une guerre d’usure», a dit l’organisation Kataëb Hezbollah dans un communiqué publié tard jeudi.
Elle a menacé les États-Unis de «pertes immenses» en cas de guerre régionale.
Un commandant a jugé «très probable» l’intervention de groupes armés irakiens aux côtés de l’Iran en cas d’attaque américaine, disant considérer toute attaque contre l’Iran comme les «menaçant directement».
Ces groupes font partie de ce que l’Iran appelle «l’axe de résistance», qui comprend aussi le Hezbollah au Liban et qui a subi dernièrement de lourds revers.
Sanctionnées par Washington, les factions irakiennes soutenues par Téhéran n’étaient pas intervenues dans la guerre déclenchée par Israël en juin 2025 contre l’Iran, mais devraient faire preuve de «moins de retenue», surtout en cas d’une offensive visant à renverser le pouvoir iranien, a ajouté à l’AFP le commandant, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat vu la sensibilité du sujet.
Pendant des mois, sur fond de guerre entre Israël et le Hamas palestinien à Gaza, ces organisations irakiennes ont mené des attaques contre les troupes américaines dans la région et tenté de viser Israël, souvent sans succès.
La pression américaine pour qu’elles se désarment s’accentue en Irak.
Au Liban, un responsable du Hezbollah a déclaré mercredi à l’AFP que le mouvement chiite n’interviendrait pas en cas de frappes américaines «limitées» contre l’Iran, mais considérerait toute attaque contre le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, comme une «ligne rouge».
AFP



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