Aziz Nasirzadeh était l’un des principaux responsables militaires de la République islamique d’Iran, dont la mort a été annoncée, samedi soir, par l’armée israélienne dans le cadre des frappes contre des dirigeants du pays.
Issu de Sarab, dans la province orientale de l’Azerbaïdjan iranien, Nasirzadeh s’est engagé dans les forces armées au début des années 1980. Il a été formé comme pilote de F-14 Tomcat à la fin de la guerre qui a opposé l’Iran à l’Irak en septembre 1980, bien qu’il n’ait pas été engagé dans des combats réels pendant ce conflit. Cette formation prestigieuse l’a toutefois positionné très tôt comme l’un des cadres prometteurs de l’armée de l’air iranienne.
Au fil des décennies, il a occupé des postes de commandement croissants au sein de l’aviation militaire nationale. Il a servi comme chef d’état-major, puis comme commandant en chef de l’armée de l’air iranienne, de 2018 à 2021, supervisant une composante clé de la défense conventionnelle du pays.
En septembre 2021, Nasirzadeh a été nommé vice-chef d’état-major des forces armées iraniennes, une position qui impliquait une responsabilité stratégique sur l’ensemble de l’appareil militaire, au-delà de l’aviation seule. Cette fonction renforçait sa connaissance et son influence sur les structures de planification et de coordination des forces armées.
En août 2024, il a été promu ministre de la Défense et de la Logistique des forces armées, sous le gouvernement du président iranien, Massoud Pezeshkian. À ce titre, Nasirzadeh était responsable, non seulement, de la direction générale de la Défense nationale, mais aussi des efforts de modernisation des forces armées, de la planification des capacités de dissuasion et de la coordination stratégique avec les autres branches militaires.
Pendant sa carrière, il a également été impliqué dans la planification de la sécurité nationale, notamment en présidant des organes chargés de la protection des infrastructures critiques iraniennes contre d’éventuelles attaques externes. Il a représenté l’Iran dans des discussions de défense avec des pays étrangers, comme l’Arménie, renforçant des coopérations régionales en matière de sécurité.
En public, Nasirzadeh a souvent défendu la doctrine officielle du régime: la nécessité d’une capacité de dissuasion robuste face aux pressions américaines et israéliennes et la capacité d’adapter l’appareil militaire aux défis contemporains. Aujourd’hui, sa mort vient allonger la liste des cadres du régime éliminés dans le cadre de l’offensive en cours contre le pouvoir iranien en place.
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