Deux navires attaqués dans le détroit d'Ormuz, dans le Golfe
Un bateau s’approche du porte-conteneurs Marsa Victory battant pavillon de Saint-Kitts-et-Nevis, alors qu’il navigue dans les eaux du détroit d’Ormuz au large de Khasab, dans la péninsule de Musandam au nord d’Oman, le 25 juin 2025. ©Giuseppe Cacace / AFP

Deux navires ont été attaqués dimanche au large des Émirats arabes unis et d'Oman dans le détroit d'Ormuz, ont indiqué des agences de sécurité maritimes, au deuxième jour de frappes iraniennes dans le Golfe en représailles à l'attaque américano-israélienne contre l'Iran.

Ce détroit est un point de passage clé du commerce mondial de pétrole, par où transite un quart du pétrole mondial et un cinquième du gaz naturel liquéfié.

Un premier navire, au large des côtes d'Oman, a été touché «par un projectile inconnu au-dessus de la ligne de flottaison. Bien que la salle des machines ait d'abord été signalée comme étant en feu, il a désormais été indiqué que l'incendie est sous contrôle», a indiqué l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Dans un incident distinct, un autre «navire a été touché par un projectile inconnu, provoquant un feu. Il a été maîtrisé et le navire a l'intention de poursuivre son voyage», a ajouté l'UKMTO.

La société de sécurité maritime Vanguard Tech a indiqué pour sa part que ce bateau se situait à «environ 17 milles nautiques au nord-ouest de Mina Saqr, aux Émirats arabes unis».

Dimanche, la télévision d'État iranienne a annoncé qu'un pétrolier était en train de «couler» après avoir été frappé alors qu'il franchissait «illégalement» le détroit d'Ormuz, sans plus de précisions.

Des images diffusées par la télévision montrent une épaisse fumée noire s'échappant du pétrolier en feu.

Samedi, les Gardiens de la révolution iraniens avaient indiqué que cette voie était «de facto» fermée à la navigation, car dangereuse en raison des attaques américaines et israéliennes.

La Force navale de l'Union européenne avait dit que les Gardiens prévenaient par message radio les navires que le passage par le détroit d'Ormuz «n'était pas autorisé».

Des responsables iraniens et certains médias avaient agité la menace de bloquer ce passage maritime en cas de conflit, avant l'attaque israélo-américaine.

Maersk

Le deuxième armateur mondial, le Danois Maersk, a annoncé suspendre tout passage par le détroit d'Ormuz.

«Nous suspendons, jusqu'à nouvel ordre, tous les passages de navires par le détroit d'Ormuz. En conséquence, les services desservant les ports du golfe Persique peuvent connaître des retards, des changements d'itinéraire ou des ajustements d'horaires», a déclaré le groupe dans un communiqué.

Maersk a également annoncé suspendre temporairement les traversées passant par le canal de Suez, qui relie la mer Méditerranée à la mer Rouge.

«Jusqu'à nouvel ordre, toutes les traversées des services ME11 (Moyen-Orient-Inde vers la Méditerranée) et MECL (Moyen-Orient-Inde vers la côte est des États-Unis) seront détournées par le cap de Bonne-Espérance», a précisé le groupe dans son communiqué.

«Nous restons déterminés à minimiser l'impact sur les chaînes d'approvisionnement de nos clients et continuerons à les tenir informés de l'évolution de la situation».

AFP

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