Guerre au Moyen-Orient: les derniers développements
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée. ©Ted Aljibe / AFP

Voici les derniers événements liés à la guerre au Moyen-Orient, qui est entrée vendredi dans son septième jour :

Nouvelle salve de drones et de missiles iraniens sur Israël

L'Iran a annoncé vendredi soir tirer une nouvelle salve de drones et de missiles sur Israël.

Une position des Nations unies ciblée au Liban

Une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a été prise pour cible vendredi dans le sud de ce pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon un média d'Etat libanais.

L'ONU préoccupée par les attaques «illégales» au Moyen-Orient

La situation provoquée par «toutes les attaques illégales» au Moyen-Orient et au-delà risque de devenir «incontrôlable», a alerté vendredi le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

Israël dit avoir frappé «plus de 400 cibles» en Iran vendredi

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi «plus de 400 cibles», notamment «des lanceurs de missiles balistiques et des installations de stockage de drones iraniens», «dans plusieurs régions d'Iran». Depuis le début de la guerre, Israël affirme avoir mené quotidiennement environ ce même nombre d'attaques.

Des médias iraniens ont fait état d'explosions dans la ville portuaire stratégique de Bandar Abbas, dans le sud de l'Iran, au niveau du détroit d'Ormuz.

Le détroit d'Ormuz déserté

Seuls neuf navires de commerce (pétroliers, cargos ou navires-citernes) ont été détectés en train de traverser le détroit d'Ormuz depuis lundi, après de premières attaques ayant visé des navires, selon les données du site internet MarineTraffic analysées par l'AFP.

Un porte-parole de l'armée iranienne a affirmé qu'un pétrolier américain avait été ciblé et était «en feu» dans le Golfe, la télévision d'État iranienne assurant qu'un «autre» navire était en feu, dans le détroit d'Ormuz, après avoir été touché par un drone.

Les Bourses européennes dans le rouge, le pétrole toujours plus cher

Les Bourses européennes ont terminé dans le rouge à la fin d'une semaine marquée par la flambée des prix des hydrocarbures et le retour du risque inflationniste avec la guerre au Moyen-Orient.

Les cours du pétrole se sont envolés après la promesse vendredi de Donald Trump de poursuivre la guerre jusqu'à la «capitulation totale» de l'Iran, les investisseurs d'inquiétant pour l'offre d'«or noir» du Moyen-Orient, en raison des attaques sur les infrastructures énergétiques et de la paralysie du détroit d'Ormuz.

Le baril de Brent, la référence internationale du pétrole, a dépassé les 92 dollars, au plus haut depuis 2023. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, est brièvement monté à 90,48 dollars.

Un missile de croisière intercepté en Arabie saoudite

Le ministère saoudien de la Défense a annoncé vendredi qu'un «missile de croisière» avait été intercepté et détruit dans le centre de l'Arabie saoudite.

De nouvelles explosions ont eu lieu dans la capitale du Koweït, de même que dans celle du Bahreïn, Manama, ont signalé des journalistes de l'AFP. Des drones ont pris pour cible «un grand nombre de bases militaires américaines au Koweït», a de son côté déclaré l'armée iranienne.

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont quant à eux dit avoir visé des systèmes radars américains aux Emirats arabes unis, en Jordanie et au Qatar.

L'Irak ne doit pas servir de base pour des attaques

Le gouvernement irakien et celui de la région autonome du Kurdistan ont souligné vendredi que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, des informations faisant état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

À Erbil, dans la région autonome du Kurdistan irakien, une explosion a retenti près de l'aéroport, qui accueille des troupes de la coalition dirigée par les États-Unis Des drones ont par ailleurs attaqué l'aéroport et des champs pétrolifères à Bassorah, dans le sud de l'Irak.

Pluie de roquettes du Hezbollah sur Israël

Environ 70 roquettes ont été tirées vendredi en direction d'Israël par le Hezbollah, a annoncé l'armée israélienne, qui a aussi fait état de «plus de 70» combattants de ce mouvement libanais soutenu par l'Iran tués depuis lundi.

Huit soldats israéliens ont été blessés, dont cinq grièvement, par des tirs dans le nord d'Israël, à la frontière avec le Liban, selon un porte-parole de l'armée israélienne.

Le Hezbollah a appelé la population du nord d'Israël à évacuer les localités situées à moins de cinq kilomètres de la frontière libanaise, tandis qu'un porte-parole militaire israélien a dit que l'Iran et ce mouvement avaient coordonné jeudi des tirs «simultanés» de missiles sur Israël et que les Iraniens avaient utilisé des missiles armés de têtes à sous-munitions dans ses bombardements sur Israël.

300.000 personnes déplacées au Liban, selon une ONG

300.000 personnes ont été déplacées au Liban après les frappes israéliennes, selon l'ONG Conseil norvégien pour les réfugiés.

Le bilan des frappes israéliennes continues sur le Liban depuis lundi s'élève à 217 morts et et 798 blessés, selon le ministère libanais de la Santé.

Plusieurs villes libanaises bombardées

L'aviation israélienne a visé vendredi la ville de Tyr, dans le sud du Liban, dont les sites antiques sont classés par l'Unesco au patrimoine mondial, selon un photographe de l'AFP sur place et un média d'Etat.

Elle avait auparavant une nouvelle fois pilonné la banlieue sud de Beyrouth et visé Saïda, la principale ville du sud du Liban.

AFP

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