Le président américain Donald Trump a averti mardi l’Iran de ne pas miner le détroit d’Ormuz, après que Téhéran a affirmé qu’aucun pétrole du Golfe ne transiterait par cette voie maritime stratégique tant que la guerre au Moyen-Orient se poursuivra.
«Si pour une quelconque raison des mines étaient placées, et qu’elles ne sont pas retirées immédiatement, les conséquences militaires pour l’Iran seront d’un niveau jamais vu auparavant», a écrit Donald Trump dans un message publié sur sa plateforme Truth Social.
Selon CBS News, les agences de renseignement américaines détectent par ailleurs des signes indiquant que l’Iran pourrait prendre des mesures pour déployer des mines dans le détroit d’Ormuz.
Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ont toutefois assuré qu’aucun navire militaire américain n’avait «osé» s’approcher du détroit stratégique.
«Aucun navire de guerre américain n’a osé s’approcher de la mer d’Oman, du Golfe persique ou du détroit d’Ormuz durant ce conflit», a déclaré leur porte-parole, Ali-Mohammad Naïni.
Le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, a pour sa part supprimé un message publié quelques minutes plus tôt affirmant que la Marine américaine avait escorté un premier pétrolier pour lui permettre de franchir le détroit.
À la suite de cette confusion ayant provoqué de grands mouvements sur les marchés, la Maison-Blanche a rectifié, confirmant que la Marine américaine n'a encore escorté aucun navire dans le détroit d'Ormuz.
«Je peux confirmer que la Marine américaine n'a escorté aucun pétrolier ni aucun navire à l'heure actuelle» dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole, a dit la porte-parole, Karoline Leavitt, lors d'une conférence de presse.
Dans le même temps, environ 140 militaires américains ont été blessés depuis le début de la guerre en Iran, a annoncé mardi le Pentagone.
«La grande majorité de ces blessures étaient légères, et 108 militaires ont déjà repris du service», a déclaré le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell. «Huit sont toujours considérés comme gravement blessés et reçoivent les meilleurs soins médicaux possibles», a-t-il ajouté.
De son côté, le président du Parlement iranien, l’influent Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé que la République islamique «ne recherchait pas un cessez-le-feu», au onzième jour du conflit.
«Bien sûr que nous ne recherchons pas un cessez-le-feu. Nous pensons que l’agresseur doit être puni et recevoir une leçon qui le dissuadera d’attaquer l’Iran à nouveau», a-t-il écrit sur X.
AFP



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