Donald Trump a prévenu mardi qu'il y aurait d'importantes conséquences militaires si l'Iran se décidait à miner le détroit d'Ormuz, par lequel 20% de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL) transite en temps normal.
«Si pour une raison quelconque des mines ont été posées et qu'elles ne sont pas retirées immédiatement, les conséquences militaires pour l'Iran seront sans précédent», a mis en garde le président américain dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, quand bien même il n'a reçu pour l'heure aucun élément indiquant que l'Iran avait miné le détroit.
«Si, en revanche, ils retirent ce qui a pu être posé, ce sera un pas de géant dans la bonne direction!», a-t-il aussi ajouté.
Les États-Unis pourraient utiliser les mêmes missiles qu'ils avaient précédemment utilisés pour faire exploser des navires soupçonnés de trafic de drogue dans les Caraïbes, afin d'«éliminer définitivement» tout bateau poseur de mines dans le détroit du Golfe, a ajouté M. Trump.
«Ils seront traités rapidement et violemment. MÉFIEZ-VOUS!», a-t-il écrit.
Peu après, Donald Trump a annoncé que plusieurs bateaux avaient été détruits:«Je suis heureux d'annoncer qu'au cours des dernières heures, nous avons touché et complètement détruit 10 bateaux et/ou navires poseurs de mines inactifs, et d'autres suivront!», a-t-il indiqué sur Truth Social.
La chaîne CNN, citant des sources anonymes proches des services de renseignement américains, avait indiqué que l'Iran aurait effectivement commencé à poser des mines dans le détroit d'Ormuz, par lequel transite près d'un cinquième de la production mondiale de pétrole et où le trafic est pratiquement à l'arrêt.
Selon CBS News, les agences de renseignement américaines détectent par ailleurs des signes indiquant que l’Iran pourrait prendre des mesures pour déployer des mines dans le détroit d’Ormuz.
Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ont toutefois assuré qu’aucun navire militaire américain n’avait «osé» s’approcher du détroit stratégique.
«Aucun navire de guerre américain n’a osé s’approcher de la mer d’Oman, du Golfe persique ou du détroit d’Ormuz durant ce conflit», a déclaré leur porte-parole, Ali-Mohammad Naïni.
Le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, a pour sa part supprimé un message publié quelques minutes plus tôt affirmant que la Marine américaine avait escorté un premier pétrolier pour lui permettre de franchir le détroit.
À la suite de cette confusion ayant provoqué de grands mouvements sur les marchés, la Maison-Blanche a rectifié, confirmant que la Marine américaine n'a encore escorté aucun navire dans le détroit d'Ormuz.
«Je peux confirmer que la Marine américaine n'a escorté aucun pétrolier ni aucun navire à l'heure actuelle» dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole, a dit la porte-parole, Karoline Leavitt, lors d'une conférence de presse.
Dans le même temps, environ 140 militaires américains ont été blessés depuis le début de la guerre en Iran, a annoncé mardi le Pentagone.
«La grande majorité de ces blessures étaient légères, et 108 militaires ont déjà repris du service», a déclaré le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell. «Huit sont toujours considérés comme gravement blessés et reçoivent les meilleurs soins médicaux possibles», a-t-il ajouté.
De son côté, le président du Parlement iranien, l’influent Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé que la République islamique «ne recherchait pas un cessez-le-feu», au onzième jour du conflit.
«Bien sûr que nous ne recherchons pas un cessez-le-feu. Nous pensons que l’agresseur doit être puni et recevoir une leçon qui le dissuadera d’attaquer l’Iran à nouveau», a-t-il écrit sur X.
Avec AFP



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