La nomination de Mojtaba Khamenei au poste de guide suprême en Iran, à la suite de la mort de son père au premier jour de la guerre, ressemble à l'instauration d'une «monarchie héréditaire» et rend «le régime plus fragile», a déclaré jeudi un groupe d’opposition en exil basé en France.
Le nouveau guide suprême iranien «ne dispose pas de l’autorité de son père» l'ayatollah Ali Khamenei, qui a dirigé le pays pendant plus de 36 ans, a estimé Mohammad Mohaddessin, le président de la commission des affaires étrangères du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), devant des journalistes à Paris.
Le CNRI est la branche politique de l'organisation des Moudjahidine du peuple (MEK), interdite en Iran. Elle a d’abord soutenu la révolution de 1979 ayant renversé le chah avant de rompre avec les dirigeants de la République islamique.
Ali Khamenei était un proche compagnon du fondateur de la révolution, l'ayatollah Rouhollah Khomeini.
Avec la nomination du fils, «la base du pouvoir du régime est devenue encore plus étroite», s’appuyant davantage sur l'appareil de renseignement et les Gardiens de la révolution (IRGC), l’armée idéologique créée pour garantir la survie de la révolution, a poursuivi l'opposant.
«Les Gardiens de la révolution ont poussé les autres à approuver le fils de Khamenei. Ils ont le dessus au sein du régime», a-t-il ajouté.
Selon lui, «le rôle criminel» du nouveau guide est «connu depuis longtemps», en soulignant que Mojtaba Khamenei supervisait non seulement les éléments répressifs des forces de sécurité, mais aussi le «système économique du régime» via des fondations économiques plus puissantes que celles dirigées par le gouvernement.
Le CNRI, dirigé par Maryam Radjavi, est l'un des groupes d’opposition réclamant la fin du système clérical, notamment aux côtés des monarchistes rassemblés autour du fils du chah déchu, Reza Pahlavi. Mais les deux factions se livrent une opposition farouche.
AFP



Commentaires