Début du transfert de détenus syriens depuis la prison de Roumieh
Début du transfert de 137 détenus syriens depuis la prison de Roumieh vers la Syrie. ©Al-Markazia

Les autorités libanaises ont entamé le transfert d’un certain nombre de détenus syriens condamnés incarcérés à la prison de Roumieh, en vue de leur transfert vers la Syrie, dans le cadre de l’accord judiciaire signé entre les deux pays à Beyrouth début février.

Selon des sources judiciaires informées citées par le quotidien Asharq Al-Awsat, le procureur général près la Cour de cassation, Jamal Hajjar, a signé lundi après-midi une décision prévoyant le transfert de 137 détenus syriens condamnés, qui purgeaient leurs peines à la prison centrale de Roumieh.

Les mêmes sources ont précisé que ces détenus remplissent les conditions stipulées dans l’accord judiciaire conclu entre le Liban et la Syrie, lequel prévoit la possibilité de transférer les personnes condamnées afin qu’elles puissent purger le reste de leur peine dans leur pays d’origine.

Une délégation syrienne, composée de cinq à six bus accompagnés d’agents de sécurité, est attendue sur place. Après la remise des détenus, le convoi sera escorté par la Sûreté générale libanaise jusqu’au poste-frontière de Masnaa, où ils seront officiellement remis aux autorités syriennes.

Une première étape d’un processus plus large

Cette opération constitue la première phase d’un processus plus vaste, portant sur un total de 347 détenus syriens ayant demandé leur transfert. D’autres vagues devraient suivre, au fur et à mesure de l’achèvement des procédures légales propres à chaque dossier.

Cette initiative vise à la fois à réduire la surpopulation carcérale au Liban et à permettre aux détenus de purger leur peine dans leur pays.

Vers un renforcement de la coopération judiciaire

Asharq Al-Awsat, citant les  mêmes sources, la mise en œuvre de cet accord devrait ouvrir la voie à un renforcement de la coopération judiciaire et sécuritaire entre le Liban et la Syrie, notamment dans les dossiers liés aux détenus et aux transferts de condamnés.

Elle pourrait également contribuer à faire progresser d’autres dossiers sensibles en suspens entre les deux pays, parmi lesquels la question des disparus libanais en Syrie et certaines affaires d’assassinats politiques remontant à plusieurs décennies.

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