Donald Trump a assuré jeudi avoir demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou de ne plus frapper les infrastructures énergétiques en Iran.
«Oui, c'est vrai. Je lui ai dit de ne pas faire ça, et il ne le fera plus», a déclaré le président américain dans le Bureau ovale, en réponse à la question d'un journaliste, aux côtés de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi.
«Nous savez, nous sommes indépendants. Nous nous entendons très bien. C'est coordonné, mais il arrive à l'occasion qu'il fasse quelque chose, et si je n'aime pas ... alors on ne le fait plus», a poursuivi le dirigeant républicain.
Il avait confirmé la veille sur sa plateforme Truth Social qu'Israël avait frappé le champ gazier de South Pars mais a assuré que les États-Unis ne «savaient rien» de l'attaque, qui a conduit à des représailles iraniennes contre l'installation qatarie de Ras Laffan.
Cette affirmation contredit des indications données précédemment par la Maison Blanche, qui a fait savoir que les Américains étaient bien informés de ce projet israélien mais n'avaient pas participé.
Donald Trump a également menacé mercredi de détruire l'immense champ gazier iranien concerné, si Téhéran attaquait à nouveau le site de production de gaz naturel liquéfié de Ras Laffan au Qatar.
L'Iran a répliqué qu'il ne ferait preuve d'«aucune retenue» si son infrastructure énergétique était à nouveau attaquée.
Ces frappes israélienne et iranienne ont entraîné une extrême nervosité sur les marchés de l'énergie, déjà en tension depuis le début de l'offensive israélo-américaine le 28 février.
Elles ont aussi reposé la question de la coordination entre les États-Unis et Israël, qu'il s'agisse des objectifs poursuivis ou de la stratégie militaire.
AFP



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