L’armée israélienne a frappé dimanche le pont de Qasmiyé, après avoir menacé de détruire les ponts enjambant le Litani «afin d’empêcher le transfert de renforts et de matériel militaire» au Hezbllah. Le ministre de la Défense, Israël Katz, a affirmé avoir ordonné la destruction de tous les ponts utilisés à des fins «terroristes», tandis que le porte-parole arabophone de l’armée, Avichay Adraee, a évoqué des frappes visant l’ensemble des points de passage reliant le sud du pays au reste du territoire.
Sur le terrain, plusieurs ponts apparaissent comme particulièrement stratégiques.
Le pont de Qasmiyé, situé près de l’embouchure du Litani au nord de Tyr, constitue un axe côtier majeur reliant la région de Tyr au reste des localités du sud du pays.
Plus à l’intérieur des terres, le pont de Khardali relie les régions de Nabatiyé et de Marjayoun, formant un maillon clé entre le sud et l’est du pays.
D’autres points de passage apparaissent également dans les analyses comme essentiels au réseau de circulation.
Le pont de Qantara, dans la vallée de Wadi el-Houjeir, est historiquement un corridor stratégique entre le sud et l’arrière-pays.
Les axes de Zrariyé et de Teir Felsay, qui connectent le littoral aux zones intérieures, ainsi que le secteur de Deir Mimas, figurent aussi parmi les zones visées ou menacées.
À ceux-là s’ajoute le pont de Bourj Rahal, utilisé comme un itinéraire alternatif après la mise hors service d’autres passages.

Les frappes israéliennes pourraient ne pas nécessairement viser l’ensemble des ponts existants, mais plutôt un nombre limité de nœuds critiques. L’objectif serait de désorganiser les axes de circulation structurants, entravant à la fois les déplacements du Hezbollah et la logistique civile, tout en exerçant une pression sur le gouvernement libanais.



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