L'Iran menace Ormuz, le monde s’inquiète pour l’énergie et le transport
Un chevalet de pompage se dresse sur le champ pétrolier d’Inglewood, à Los Angeles (Californie), le 17 mars 2026. ©Patrick T. Fallon / AFP

Voici les dernières évolutions économiques mondiales dimanche vers 15H00 GMT, alors que la guerre au Moyen-Orient dure depuis trois semaines.

L'Iran menace de fermer entièrement le détroit d'Ormuz si Washington vise ses centrales électriques

L'Iran a assuré qu'il fermerait entièrement le détroit d'Ormuz, voie stratégique pour l'approvisionnement mondial de pétrole, si Washington mettait en œuvre sa menace de viser des centrales électriques iraniennes.

Téhéran avait menacé un peu plus tôt de frapper des infrastructures clés du Moyen-Orient, répliquant immédiatement à l'ultimatum lancé par Donald Trump de rouvrir le détroit d'Ormuz sous 48 heures, après des frappes iraniennes particulièrement destructrices dans le sud d'Israël.

Sans réouverture totale et inconditionnelle de ce détroit, les États-Unis «frapperont et anéantiront» les centrales électriques iraniennes «EN COMMENÇANT PAR LA PLUS GRANDE !», a mis en garde le président américain sur sa plateforme Truth Social samedi soir.

Le ministre iranien de l'Énergie a par ailleurs fait état de «lourds dégâts» aux infrastructures nationales d'eau et d'énergie, à la suite des frappes américano-israéliennes. «Les attaques ont visé des dizaines d'installations de transmission et de traitement de l'eau et détruit des parties des réseaux d'approvisionnement critiques», a-t-il affirmé dimanche.

La Macédoine du Nord réduit la TVA sur les carburants

Dans ce pays des Balkans, la TVA sur l'essence et le gasoil passera de 18 à 10%, a déclaré le Premier ministre Hristijan Mickoski, afin de freiner la hausse des prix à la pompe due à la guerre au Moyen-Orient.

Cette mesure, qui entrera en vigueur lundi à minuit et s'étalera sur deux semaines, devrait permettre de maintenir «le prix de l'essence (...) inchangé, tandis que celui du gasoil augmenterait d'environ trois à trois denars et demi (0,04 à 0,05 euro) par litre», a-t-il souligné.

Les prix de l'essence et du gasoil s'élevaient respectivement à environ 1,40 et 1,49 euro par litre dimanche.

Nouvelle hausse des prix des carburants au Sri Lanka

Le Sri Lanka a annoncé dimanche une augmentation de 25% des prix des carburants, la deuxième en quinze jours alors que le pays est confronté à de sérieuses difficultés d'approvisionnement en hydrocarbures à cause de la guerre au Moyen-Orient.

Après avoir ordonné une première hausse des prix à la pompe de 8% en début de semaine, le gouvernement en a décrété une deuxième, qui fait passer le litre de sans-plomb à 398 roupies sri-lankaises (1,30 dollar) et celui du diesel à 382 roupies (1,25 dollar).

Le Sri Lanka importe la totalité de ses besoins en pétrole et du charbon pour la production d'électricité.

Les États européens appelés à moins remplir leurs stocks de gaz pour l'hiver prochain

La Commission européenne a appelé les États européens à réduire leur objectif de remplissage de gaz pour l'hiver prochain, afin d'atténuer la pression sur les prix qui s'envolent avec la guerre au Moyen-Orient.

Au lieu de remplir leur stock de gaz à 90% pour l'hiver prochain, le niveau requis habituellement, l'UE invite les Vingt-Sept à viser un objectif de remplissage de 80%, afin de «rassurer les acteurs du marché», selon un courrier aux États du commissaire européen chargé de l'énergie, Dan Jorgensen, consulté samedi par l'AFP.

Une vingtaine de pays «prêts à contribuer aux efforts» pour la réouverture du détroit d'Ormuz

Une vingtaine de pays, dont les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni, la France, le Canada et le Japon, se sont dits samedi «prêts à contribuer aux efforts» nécessaires à la réouverture du détroit d'Ormuz, bloqué de facto par l'Iran depuis le début de la guerre.

Dans un communiqué commun, ces pays, principalement européens, ont également condamné les récentes attaques iraniennes ayant visé des navires et des infrastructures pétrolières et de gaz, demandant un «moratoire immédiat et global sur les attaques d'infrastructures civiles».

Face à l'envolée des prix du pétrole, le Bangladesh sollicite une aide financière d'urgence

Le Bangladesh a sollicité plus de 2 milliards de dollars de prêts d'urgence auprès des institutions internationales pour faire face à l'envolée, causée par la guerre au Moyen-Orient, des prix des hydrocarbures qu'elle importe.

«Le Fonds monétaire international (FMI) s'est engagé à un prêt de 1,3 milliard de dollars, la Banque asiatique de développement (BAD) à 500 millions de soutien budgétaire», a énuméré samedi à l'AFP Rashed Al Titumir, le conseiller économique du Premier ministre Tarique Rahman.

L'Iran dit ne pas avoir d'excédent pétrolier

Les États-Unis ont autorisé vendredi la vente et la livraison de pétrole et produits dérivés iraniens se trouvant sur des navires depuis au moins le 19 mars, et ce jusqu'au 19 avril, dans l'espoir d'endiguer la flambée des prix de l'énergie due à la guerre.

«Actuellement, l'Iran n'a en réalité plus de surplus de brut en mer ou pour approvisionner les marchés internationaux, et les propos du secrétaire américain au Trésor visent uniquement à donner de l'espoir aux acheteurs», a posté sur X Saman Ghoddoosi, porte-parole du ministère iranien du Pétrole.

La hausse du prix des billets d'avion est inévitable (Iata)

Une hausse des prix des billets d'avion est «inévitable», compte tenu de la flambée des cours des hydrocarbures, selon le directeur général de l'Iata, principale association mondiale de compagnies aériennes.

Le prix du kérosène a doublé depuis l'attaque israélo-américaine contre l'Iran le 28 février, a noté Willie Walsh.

AFP

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