L’armée israélienne va s’emparer d’une zone dans le sud du Liban courant de la frontière jusqu’au fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord, pour assurer sa sécurité, a annoncé mardi le ministre de la Défense, Israël Katz.
Les forces israéliennes «manœuvrent à l’intérieur du territoire libanais pour s’emparer d’une ligne de défense avancée», a déclaré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.
«Les cinq ponts sur le Litani qui servaient au (mouvement islamiste) Hezbollah pour faire passer des terroristes et des armes ont été détruits et (l’armée) contrôlera les autres ponts et l’espace de sécurité jusqu’au Litani», a-t-il ajouté.
«Les centaines de milliers de résidents du sud du Liban qui ont été évacués vers le nord ne retourneront pas au sud du Litani tant que la sécurité des habitants du nord (d’Israël) ne sera pas assurée», a encore dit M. Katz.
Il affirme que l’armée intervient pour prendre le contrôle de villages libanais proches de la frontière, qu’elle considère comme «de véritables avant-postes terroristes».
Cette action suit le «modèle de Rafah et de Beit Hanoun à Gaza», villes situées respectivement dans le sud et le nord du territoire palestinien ravagé par plus de deux ans de guerre entre Israël et le mouvement islamiste Hamas, afin «d’éliminer la menace qui pèse sur nos communautés».
Peu après, l’armée a indiqué dans un communiqué avoir frappé au cours de la nuit «un autre point de passage majeur utilisé par les terroristes du Hezbollah pour se déplacer du nord au sud du fleuve Litani».
Le Hezbollah est entré dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour des frappes israélo-américaines sur Téhéran.
Depuis, Israël mène des représailles massives à travers une vaste campagne de frappes aériennes sur le Liban et des avancées terrestres dans une zone tampon le long de la frontière, qui ont fait plus d’un millier de morts et plus d’un million de déplacés.
AFP



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