Guerre au Moyen-Orient: réunion diplomatique Pakistan–Arabie saoudite–Turquie–Égypte
Des traînées de roquettes sont visibles dans le ciel au-dessus de la ville côtière israélienne de Netanya, lors d’une nouvelle salve de missiles iraniens, le 27 mars 2026. ©Jack Guez / AFP

Les ministres des Affaires étrangères du Pakistan, d'Arabie saoudite, d'Égypte et de Turquie se réuniront dimanche et lundi à Islamabad pour évoquer la guerre au Moyen-Orient, a annoncé samedi le gouvernement pakistanais.

Conservant des liens tant avec l'Iran qu'avec les États-Unis, de même que de nombreux contacts avec les pays du Golfe, le Pakistan est apparu ces derniers jours comme un possible facilitateur de négociations entre les deux camps de la guerre au Moyen-Orient déclenchée il y a un mois.

Les chefs de la diplomatie de ces pays, à l'invitation du Pakistanais Ishaq Dar, se rencontreront «à Islamabad les 29 et 30 mars» pour tenir «des discussions approfondies sur une série de sujets, y compris les efforts visant à réduire les tensions dans la région», a indiqué le ministère pakistanais des Affaires étrangères dans un communiqué.

Ils doivent également rencontrer le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif. Celui-ci s'est entretenu plus d'une heure samedi avec le président iranien Massoud Pezeshkian, dans le cadre de la préparation de cette réunion, a indiqué à l'AFP une source gouvernementale pakistanaise. Le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty est arrivé à Islamabad samedi.

Selon la présidence iranienne, M. Pezeshkian a a salué les efforts de médiation d’Islamabad et «a remercié le Pakistan pour ses efforts de médiation visant à stopper l’agression contre la République islamique».

Les deux hommes s'étaient déjà entretenus ces dernières semaines à propos du conflit et de l'intermédiation du Pakistan.

«J’ai réitéré la ferme condamnation par le Pakistan de la poursuite des attaques israéliennes contre l’Iran, y compris les frappes récentes visant les infrastructures civiles, et j’ai exprimé la solidarité du Pakistan avec le vaillant peuple iranien», a écrit sur X. M. Sharif sur X à propos de son appel au président iranien.

«Je l’ai informé des efforts diplomatiques en cours du Pakistan, impliquant les États-Unis ainsi que des pays frères du Golfe et du monde islamique, afin de faciliter le dialogue et la désescalade», a-t-il ajouté.

L’Égypte a confirmé la tenue des discussions de dimanche et lundi.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, avait évoqué dès vendredi la possibilité d'une réunion des quatre chefs de diplomatie.

«Initialement, nous avions prévu de tenir cette réunion en Turquie (...) entre la Turquie, le Pakistan, l'Égypte et l'Arabie saoudite. Cependant, nos homologues pakistanais étant tenus de rester dans leur pays, nous avons déplacé la réunion au Pakistan. Il est possible que nous nous y réunissions ce week-end», avait-il déclaré sur la chaîne privée turque A Haber.

Si Téhéran refuse d'admettre des «discussions» avec les États-Unis, les Iraniens ont transmis «officiellement», via le médiateur pakistanais, une réponse à un plan américain en 15 points, selon une source anonyme citée jeudi par l'agence de presse iranienne Tasnim.

L'émissaire américain Steve Witkoff a affirmé vendredi espérer que des réunions entre l'Iran et Washington se dérouleraient dans la semaine afin de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

AFP

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