Une source sécuritaire de l'ONU a indiqué mardi à l'AFP qu'un char israélien avait tiré sur une position des Casques bleus indonésiens dimanche soir dans le sud du Liban, faisant un mort.
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) avait affirmé lundi qu'un projectile «d'origine inconnue» avait visé la veille la position des soldats indonésiens près d'Adchit Al Qusayr.
La source, qui a refusé d'être identifiée, a précisé que «des investigations ultérieures» ont prouvé que le tir sur la position indonésienne de la Finul provenait d'un char israélien.
«Des débris d'un obus de char ont été retrouvés», a ajouté cette source.
Deux autres Casques bleus indonésiens, deuxième contingent de la Finul, ont été tués lundi dans une explosion, qui pourrait être due à une mine, a indiqué la même source à l'AFP.
L'armée israélienne a indiqué mardi avoir lancé une enquête concernant la mort des Casques bleus au Liban, et a suggéré que le Hezbollah pouvait en être responsable.
La Finul, qui compte près de 8.200 soldats, est prise en étau entre Israël qui progresse dans la zone frontalière du sud du Liban et les combattants du Hezbollah pro-iranien.
Le Conseil de sécurité de l'ONU tient mardi une réunion d'urgence demandée par la France après la mort des Casques bleus au Liban.
La France a de son côté fait état de «graves incidents» dimanche contre le contingent français de la Finul dans la zone de Naqoura, où se trouve le quartier général de la mission de maintien de la paix.
«Ces atteintes à la sécurité et ces intimidations de la part de soldats de l'armée israélienne à l'encontre de personnels onusiens sont inacceptables et injustifiables, d'autant plus que les procédures de déconfliction avaient été respectées», a dénoncé le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, sur X.
Dix pays européens et l'Union européenne ont appelé dans une déclaration conjointe à garantir la «sécurité et la sûreté» de la Finul.
«Nous exigeons de l'ensemble des parties, en toutes circonstances, qu'elles garantissent la sécurité et la sûreté du personnel et des locaux de la Finul», ont affirmé dans cette déclaration les ministres des Affaires étrangères de la Belgique, de Chypre, de la Croatie, de la France, de la Grèce, de l'Italie, de Malte, des Pays-Bas, du Portugal et du Royaume-Uni ainsi que la haute représentante de l'Union européenne.
«Nous réaffirmons notre ferme soutien au mandat de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban dans le Sud-Liban et appelons à garantir que les canaux de déconfliction restent ouverts», ajoutent les ministres, qui dénoncent des «pertes humaines inacceptables».
AFP



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