Wall Street bondit après que le président iranien dit avoir la volonté «de mettre fin» au conflit
Un panneau de signalisation de Wall Street dans le quartier financier, près de la Bourse de New York (NYSE), le 19 mai 2025 à New York. ©Timothy A. Clary / AFP

Déjà bien orientée depuis l'ouverture, la Bourse de New York a connu une nette accélération mardi, dopée par des propos du président iranien affirmant que Téhéran a la volonté «de mettre fin» à la guerre.

Vers 17H25 GMT (19H25 à Paris), le Dow Jones prenait 2,08%, l'indice Nasdaq s'envolait de 3,48% et l'indice élargi S&P 500 gagnait 2,45%.

Ce bond a eu lieu après que le président iranien, Massoud Pezeshkian, a déclaré mardi que l'Iran avait la volonté «de mettre fin» à la guerre contre Israël et les États-Unis, mais voulait des garanties pour «empêcher la répétition de l'agression».

«Nous avons la volonté nécessaire pour mettre fin» au conflit, qui est entré dans sa cinquième semaine, «à condition que les conditions essentielles soient réunies, en particulier les garanties nécessaires pour empêcher la répétition de l'agression», a-t-il affirmé, lors d'une conversation téléphonique avec le président du Conseil européen Antonio Costa.

La place américaine est mise à rude épreuve depuis le début de l'offensive israélo-américaine, lancée le 28 février.

Le conflit a notamment enclenché une flambée des prix des hydrocarbures, qui fait craindre des pressions inflationnistes durables sur l'économie.

Le marché est donc «très sensible à toute bonne nouvelle», expliquait lundi à l'AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.

«Aujourd'hui, un sentiment d'optimisme règne quant à une possible désescalade du conflit à court terme, ce qui favorise un appétit pour le risque», expliquent dans une note les analystes de Briefing.com.

En début de séance, des informations de presse avaient d'ores et déjà rassuré les marchés.

Selon le Wall Street Journal, Donald Trump aurait en effet indiqué à ses conseillers qu'il était prêt à interrompre sa campagne militaire, estimant que forcer la réouverture du détroit d'Ormuz prolongerait le conflit «au-delà de son calendrier de quatre à six semaines».

D'après le quotidien, Washington voudrait tenter d'obtenir de Téhéran par la voie diplomatique le déblocage de cette voie de passage stratégique, par où transite d'ordinaire un cinquième des hydrocarbures mondiaux.

AFP

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