Le Premier ministre Nawaf Salam a affirmé jeudi que la décision de la guerre et de la paix doit rester exclusivement entre les mains de l’État libanais, soulignant que les autorités déploient tous les moyens pour mettre fin à la guerre et épargner au Liban de nouvelles pertes.
«Le Liban est devenu la victime d’une guerre dont personne ne peut prévoir l’issue ni la date de fin», a déclaré M. Salam à l’issue d’un Conseil des ministres au Grand Sérail auquel ont assisté les ministres chiites du tandem Hezbollah-Amal. «Nous réitérons notre engagement à protéger le Liban de nouvelles souffrances et pertes, et nous mettrons tout en œuvre pour rallier un soutien arabe et international», a-t-il ajouté.
M. Salam a souligné que les déplacés sont «les principales victimes d’une guerre dans laquelle ils n’ont joué aucun rôle», insistant sur le fait que l’État poursuivait ses efforts pour «soutenir les déplacés, assurer leur sécurité ainsi que celle des communautés qui les accueillent».
Le ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement, Paul Morcos, a indiqué dans un communiqué lu devant la presse que le ministre des Finances Yassine Jaber se rendra prochainement à Washington avec une délégation pour rencontrer des responsables de la Banque mondiale, dans l’objectif de transformer plusieurs prêts accordés en soutien aux aides humanitaires.
«La situation humanitaire reste sous contrôle malgré le monopole et la fraude, que le ministère de l’Économie s’efforce de combattre, et des efforts sont en cours pour limiter la spéculation sur les prix des légumes et de la viande», a-t-il ajouté.



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