Le département d'État américain a annoncé samedi avoir arrêté aux États-Unis la nièce et la petite-nièce du général iranien Qassem Soleimani, tué en 2020 par une frappe de drone ordonnée par Donald Trump.
«La nuit dernière, la nièce et la petite-nièce du général du corps des Gardiens de la Révolution Qassem Soleimani ont été arrêtées par des agents fédéraux à la suite de la révocation par le secrétaire d'État Marco Rubio de leur statut de résident permanent», a déclaré un porte-parole du département d'État dans un communiqué.
Cette nièce, identifiée comme Hamideh Soleimani Afshar, est accusée par Washington de soutenir ouvertement la République islamique. «Pendant qu'elle vivait aux États-Unis, elle a relayé la propagande du régime iranien, célébré les attaques contre les soldats et les sites militaires américains au Moyen-Orient, fait l'éloge du nouveau Guide suprême iranien, dénoncé l'Amérique comme le Grand Satan et exprimé son soutien infaillible aux Gardiens de la Révolution iraniens, un groupe désigné comme terroriste», affirme le communiqué.
Le département d'État précise également que Marco Rubio a révoqué début avril le «statut légal» de Fatemeh Ardeshir-Larijani, fille d'Ali Larijani, ancien chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien décédé mi-mars dans une frappe revendiquée par Israël. Fatemeh Ardeshir-Larijani et son époux «ne sont plus présents aux États-Unis et sont interdits de toute future entrée» sur le sol américain.
«L'administration Trump ne permettra pas que notre pays héberge des ressortissants étrangers qui soutiennent des régimes terroristes antiaméricains», a affirmé Marco Rubio sur X.
Cependant, des médias iraniens ont contesté cette version, affirmant que les deux femmes arrêtées n’avaient aucun lien avec la famille de Qassem Soleimani. Selon l’agence Fars, Zeinab Soleimani, fille du général, a déclaré que «l'affirmation du département d'État américain est un mensonge: les personnes arrêtées aux États-Unis n'ont aucun lien avec la famille de Hajj Qassem».
La télévision d’État iranienne a également cité une autre fille du général, Narjes Soleimani, membre du conseil municipal islamique de Téhéran, qui a assuré qu'«à ce jour, aucun membre de la famille ni aucun proche du martyr Soleimani n'a résidé aux États-Unis».
Architecte de la stratégie iranienne au Moyen-Orient, Qassem Soleimani a été tué le 3 janvier 2020 dans une frappe de drone américaine à Bagdad. Il dirigeait la Force Qods, unité chargée des opérations extérieures au sein des Gardiens de la Révolution.
AFP



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