Les réparations des installations énergétiques vont «prendre longtemps» après la guerre, alerte l'Opep+
Des pompiers tentent d’éteindre un incendie après l’impact d’un projectile sur une raffinerie dans la ville portuaire de Haïfa, dans le nord d’Israël, le 30 mars 2026. ©Jack Guez / AFP

L’Opep+ a averti dimanche que les réparations des installations énergétiques endommagées par la guerre au Moyen-Orient était «coûteuse» et prendrait «beaucoup de temps», ce qui pourrait aggraver les difficultés d’approvisionnement mondial en pétrole, en annonçant une nouvelle augmentation des quotas de production de pétrole.

Cette déclaration intervient alors que le président américain Donald Trump menace, insultes à l'appui, de s'en prendre aux infrastructures iraniennes à 24 heures de l'expiration de son ultimatum pour rouvrir le détroit d'Ormuz.

L'Opep+, qui comprend des producteurs clés comme l'Arabie saoudite et la Russie ainsi que plusieurs États du Golfe subissant de plein fouet les frappes de Téhéran, a également annoncé «mettre en œuvre un ajustement de la production» de 206.000 barils par jour (bpj) à partir de mai, selon un communiqué.

Le 1ᵉʳ mars, ce groupe avait déjà augmenté ses quotas de production de pétrole de 206.000 barils par jour pour le mois d'avril.

Depuis le début de la guerre, le 28 février, l’Iran a pratiquement fermé le crucial détroit d’Ormuz. Avant le conflit, environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux transitait par ce détroit.

L'organisation a souligné «l’importance cruciale de la protection des voies maritimes internationales afin de garantir la circulation ininterrompue de l’énergie».

«Toute action compromettant la sécurité de l'approvisionnement énergétique, qu'il s'agisse d'attaques contre les infrastructures ou de perturbations des voies maritimes internationales, accroît la volatilité des marchés» et complique la tâche de l'Opep+ dans la gestion des prix mondiaux, avaient averti un peu plus tôt huit pays de l'Opep dans un communiqué distinct.

Ces pays, parmi lesquels l'Arabie saoudite, la Russie, l'Irak et les Émirats arabes unis,ont salué les membres ayant trouvé des routes d’exportation alternatives, contribuant selon eux «à réduire la volatilité des marchés»

AFP

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