Au Liban, le rythme des frappes israéliennes n’a pas tari, du Sud à la Békaa et jusque dans la capitale, faisant plusieurs morts et blessés, tandis que les échanges de tirs avec le Hezbollah se poursuivent.
L’armée israélienne a mené une frappe dans le secteur de Bir el-Abed, dans la banlieue sud de Beyrouth, moins d’heure après une alerte d’évacuation. L’armée a annoncé peu après avoir commencé des attaques contre des infrastructures du Hezbollah à Beyrouth.
#عاجل ‼️انذار عاجل إلى سكان الضاحية الجنوبية وخاصة في الأحياء:
— افيخاي ادرعي (@AvichayAdraee) April 6, 2026
🔸حارة حريك
🔸الغبيري
🔸الليلكي
🔸الحدث
🔸برج البراجنة
🔸تحويطة الغدير
🔸الشياح
⭕️يواصل جيش الدفاع العمل ومهاجمة البنى التحتية العسكرية التابعة لحزب الله الإرهابي في مختلف أنحاء الضاحية الجنوبية.
⭕️جيش الدفاع لا… pic.twitter.com/MwnntieuYb
Dans le sud, une frappe de drone a visé une voiture au rond-point de Kfar Remmane, dans le caza de Nabatiyé, faisant quatre morts selon un premier bilan. Quelques heures plus tard, une autre attaque a ciblé les abords de l’hôpital Ghandour, à Nabatiyé el-Fawqa, causant un mort et un blessé, tandis qu’une camionnette a été touchée sur la route de Mayfadoun, faisant deux blessés.
Les frappes se sont également étendues à plusieurs localités. À Jouaya, dans le caza de Tyr, une maison a été entièrement détruite, tandis que Yhmor el-Chqif, dans le caza de Nabatiyé, a aussi été visée. Une autre attaque aérienne sur une habitation à Borj Rahal, toujours dans le caza de Tyr, a fait deux morts et un blessé, en plus de dégâts matériels importants.
Dans la banlieue sud de Beyrouth, le ministère de la Santé a annoncé un bilan final de cinq morts, dont une adolescente de 15 ans et deux ressortissants soudanais, ainsi que 52 blessés, parmi lesquels huit enfants, après une frappe survenue la veille dans le secteur de Jnah. Une autre frappe contre un véhicule à Toul, près des puits de Fakhr el-Din (Nabatiyé), a tué un père et une mère et blessé leurs deux enfants.
Dans la Békaa occidentale, l’aviation israélienne a mené à l’aube une série de raids sur plusieurs localités, notamment Sohmor, Mashghara, Qellaya et Zellaya.
Parallèlement, des drones israéliens ont été signalés en vol intensif au-dessus de nombreuses localités du Sud, notamment Deir Zahrani, Habbouch, Haris, Yater, Tebnine, Kafra, Hmayri et Kfarjoz, traduisant une pression militaire constante sur la région.
En réponse, le Hezbollah a annoncé avoir ciblé des rassemblements de soldats et de véhicules israéliens près du site de Marj, en face de Markaba, ainsi qu’un poste de commandement à Taybé et une base au nord d’Acre. Le mouvement a également revendiqué des tirs de roquettes contre plusieurs localités israéliennes, dont Liman, Hurfeish, Shlomi et Nahariya.
De son côté, le porte-parole de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a affirmé que l’armée poursuivait ses opérations contre des infrastructures du Hezbollah, accusant le mouvement d’utiliser des zones civiles pour dissimuler des armes et des lanceurs.
#عاجل مشاهد جديدة توثق غارات سلاح الجو في لبنان: تدمير سلسلة من البنى التحتية الإرهابية ومستودعات الأسلحة التي كانت مخبأة في قلب مناطق مدنية في أنحاء لبنان
— افيخاي ادرعي (@AvichayAdraee) April 6, 2026
🔸خلال الايام الأخيرة وفي إطار الجهود لاستهداف البنى التحتية الإرهابية التابعة لحزب الله وتعزيز خط الدفاع الأمامي رصد جيش… pic.twitter.com/qrWqPW5zpy
Commentaire israélien sur la frappe de Aïn Saadé
L’armée israélienne a indiqué avoir frappé dimanche une cible «terroriste» dans la région de Beyrouth-Est, au Liban, précisant que «des informations faisant état de victimes parmi des civils libanais non impliqués dans les combats sont en cours de vérification». Il sa’git de la frappe ayant ciblé dimanche soir un appartement à Aïn Saadé, au Metn, faisant 3 morts.
«L’ensemble des circonstances de l’incident fait l’objet d’un examen», peut-on lire dans le communiqué du porte-parole arabophone, Avichay Adraee.
Le Hezbollah «terroriste» continue, selon l’armée israélienne, de se déployer «au sein de la population civile et de l’utiliser comme bouclier humain, en violation flagrante du droit international».
🔸هاجم جيش الدفاع امس هدفًا إرهابيًا في منطقة شرق بيروت في لبنان حيث يتم فحص التقارير التي تفيد بوقوع اصابات في صفوف لبنانيين غير متورطين في القتال. تتم مراجعة كافة تفاصيل الحادثة.
— افيخاي ادرعي (@AvichayAdraee) April 6, 2026
🔸يواصل حزب الله الارهابي التموضع داخل السكان المدنيين مستغلًا اياهم دروعًا بشرية في خرق فاضح…
Des membres de la division Imam Hussein tués par Israël
L’armée israélienne a annoncé lundi avoir ciblé des membres de la division Imam Hussein, une formation paramilitaire affiliée à l’Iran, après la mort de trois combattants dans une frappe de drone au sud du Liban. Selon le Hezbollah, les trois hommes, originaires du sud du pays, ont été tués alors qu’ils se trouvaient à bord d’un véhicule visé dans la région de Naqoura.
#عاجل 🔸جيش الدفاع قضى على مسؤول المدفعية في فرقة الإمام حسين ودمّر مقر إدارة النيران التابع لها
— افيخاي ادرعي (@AvichayAdraee) April 6, 2026
🔸هاجم جيش الدفاع أمس (الأحد) مقرًا رئيسيًا يُعنى بإدارة النيران لفرقة الإمام حسين وقضى على مسؤول المدفعية في التنظيم الإرهابي المدعو كمال ملحم وهو أحد مساعدي قائد الفرقة يحيى حسين… pic.twitter.com/YxbGR93Q9K
Fondée en 2016 par l’ancien commandant de la Force al-Qods, Qassem Soleimani, cette unité regroupe plusieurs milliers de combattants issus de différentes nationalités du Moyen-Orient. Si elle est majoritairement composée de Syriens, elle inclut également des membres originaires du Liban, d’Afghanistan, du Pakistan, du Yémen et d’autres pays.
Initialement engagée dans des opérations contre le groupe État islamique et d’autres organisations armées, la division Imam Hussein s’est progressivement structurée en une force comprenant des unités de combat, des forces spéciales et des capacités logistiques. Elle a principalement été active en Syrie, tout en étendant son champ d’action à d’autres fronts régionaux.
Selon des sources israéliennes, cette formation a été identifiée durant le conflit en cours en raison de son implication dans des tirs en direction d’Israël depuis le territoire libanais, ainsi que dans des affrontements le long de la frontière. Des centres de recherche, dont le Washington Institute, la décrivent comme l’une des principales formations paramilitaires mises en place par la Force al-Qods, comptant plusieurs milliers d’hommes et déployée notamment dans le Golan et, plus récemment, dans le sud du Liban en appui au Hezbollah.




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