Irak: la journaliste américaine Shelly Kittleson libérée
La journaliste américaine Shelly Kittleson pose pour une photo à Bagdad, le 31 mars 2026. ©- / AFP

Le groupe irakien pro-iranien Kataëb Hezbollah a libéré mardi la journaliste américaine Shelly Kittleson, enlevée fin mars, ont annoncé le groupe et les États-Unis.

Sa libération avait été annoncée par le groupe quelques heures avant que Washington et Téhéran ne s'accordent sur un cessez-le-feu après plus de cinq semaines de guerre au Moyen-Orient.

«Nous avons décidé de libérer l’accusée américaine Shelly Kittleson à condition qu'elle quitte immédiatement le pays», a déclaré dans un bref communiqué Abou Moujahid al-Assaf, un responsable de sécurité au sein du groupe soutenu par l'Iran.

Il a ajouté qu'il s'agissait d'un geste exceptionnel qui «ne se reproduira pas (...) car nous sommes dans une guerre menée par l'ennemi sionisto-américain contre l'islam, et dans une telle situation, de nombreuses considérations sont abandonnées», en référence à la guerre entre Israël et les États-Unis d'une part et l'Iran d'autre part.

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a ensuite confirmé la nouvelle sur X : «Nous sommes soulagés que cette Américaine soit maintenant libre et nous travaillons pour faciliter son départ d'Irak en toute sécurité».

Un haut responsable sécuritaire irakien avait indiqué le 1ᵉʳ avril à l'AFP que les autorités avaient arrêté un membre d’un groupe pro-iranien soupçonné d'être lié à l'enlèvement d'une journaliste américaine.

Marco Rubio a déclaré que Shelly Kittleson avait été enlevée par le groupe Kataëb Hezbollah (Brigades du Hezbollah), organisation inscrite sur la liste noire des États-Unis.

Le département d'État n’avait pas donné le nom de Mme Kittleson, mais elle a été identifiée par des organisations de défense de la presse et par l'un des médias pour lesquels elle travaillait.

Basée à Rome, la journaliste couvre régulièrement l'actualité au Moyen-Orient et a travaillé pour des publications comme Al-Monitor.

L'administration Trump s'était précédemment défendue, des responsables affirmant l'avoir mise en garde contre des menaces.

Après l'invasion de l'Irak par les États-Unis en 2003 et les violences qui ont suivi, l'Irak a été marqué par des enlèvements et des tentatives d'enlèvements, mais leur nombre a diminué ces dernières années sur fond d'amélioration de la situation sécuritaire.

L'universitaire israélo-russe Elizabeth Tsourkov avait notamment été kidnappée dans la capitale irakienne en 2023. Elle a été détenue pendant deux ans avant d'être libérée l'an dernier.
 

AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire