Le groupe irakien pro-iranien Kataëb Hezbollah a libéré mardi la journaliste américaine Shelly Kittleson, enlevée fin mars, ont annoncé le groupe et les États-Unis.
Sa libération avait été annoncée par le groupe quelques heures avant que Washington et Téhéran ne s'accordent sur un cessez-le-feu après plus de cinq semaines de guerre au Moyen-Orient.
«Nous avons décidé de libérer l’accusée américaine Shelly Kittleson à condition qu'elle quitte immédiatement le pays», a déclaré dans un bref communiqué Abou Moujahid al-Assaf, un responsable de sécurité au sein du groupe soutenu par l'Iran.
Il a ajouté qu'il s'agissait d'un geste exceptionnel qui «ne se reproduira pas (...) car nous sommes dans une guerre menée par l'ennemi sionisto-américain contre l'islam, et dans une telle situation, de nombreuses considérations sont abandonnées», en référence à la guerre entre Israël et les États-Unis d'une part et l'Iran d'autre part.
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a ensuite confirmé la nouvelle sur X : «Nous sommes soulagés que cette Américaine soit maintenant libre et nous travaillons pour faciliter son départ d'Irak en toute sécurité».
Un haut responsable sécuritaire irakien avait indiqué le 1ᵉʳ avril à l'AFP que les autorités avaient arrêté un membre d’un groupe pro-iranien soupçonné d'être lié à l'enlèvement d'une journaliste américaine.
Marco Rubio a déclaré que Shelly Kittleson avait été enlevée par le groupe Kataëb Hezbollah (Brigades du Hezbollah), organisation inscrite sur la liste noire des États-Unis.
Le département d'État n’avait pas donné le nom de Mme Kittleson, mais elle a été identifiée par des organisations de défense de la presse et par l'un des médias pour lesquels elle travaillait.
Basée à Rome, la journaliste couvre régulièrement l'actualité au Moyen-Orient et a travaillé pour des publications comme Al-Monitor.
L'administration Trump s'était précédemment défendue, des responsables affirmant l'avoir mise en garde contre des menaces.
Après l'invasion de l'Irak par les États-Unis en 2003 et les violences qui ont suivi, l'Irak a été marqué par des enlèvements et des tentatives d'enlèvements, mais leur nombre a diminué ces dernières années sur fond d'amélioration de la situation sécuritaire.
L'universitaire israélo-russe Elizabeth Tsourkov avait notamment été kidnappée dans la capitale irakienne en 2023. Elle a été détenue pendant deux ans avant d'être libérée l'an dernier.
AFP



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